From Jack Kerouac to Ray Charles, hit the road Sal, Jack. Vivid memories, unfortunately not from the 60s or 70s :)
Solar system
Solar system
Ttuo ne
dséroder
« Me Voici Toute Mouillée, Je
Suis Une Nuée. »
La compagnie - Vous avez le bonjour de la compagnie des trous noirs. Veuillez faire votre
choix.
Vous – Je veux aller sur la lune.
La compagnie – C’est bien original… Pouquoi ? Que voulez-vous y voir ?
Vous – Je veux voir la terre vue d’en haut. Une vision magnifique. Et la tête
dans la lune, si vous me permettez un petit tour galactique, c’est un état dans
lequel je dois me trouver, non ?
La compagnie – Ok, en partance pour la lune.
Vous alunissez, et rebondissez. De sauts en sauts, vous
passez de cratères en cratères. La terre vous fait de l’œil, vous vous asseyez
sur un mont, et profitez de cette révolution pacifique. Un thé après, vous
contactez la compagnie.
La compagnie – Et maintenant ?
Vous – Ok, continuons par Saturne.
Le temps d’une glissade intemporelle, vous vous
retrouvez au-delà de la première ceinture d’astéroïdes pour trouver celle de
Saturne.
Les saturnins se pavanent sur la surface embrumée
de cet îlot galactique. Ils prennent l'ascenseur et monte se tourner la tête
sur les anneaux, de beaux bijoux à porter avec en train. Sur cette piste de
danse circulaire, ils s'envoient littéralement en l air. L'esprit est léger, la
tête bien en l air, les pensées bien doucettes. Sous les spotlights des mille
astres, l'atmosphère bucolique se définit dans le diablement fantastique
La compagnie - Ok vous vous êtes bien amusés, et maintenant?
Vous - Pluton, une dose de plutonium pour remettre les balances en clair, et puis
aller comprendre son historique de guerre…
La compagnie – Pluton ? Pluton n’est plus une planète, c’est une planète naine.
Révisez votre géographie spatiale plutôt que de vous concentrer sur la
mythologie.
Vous – Ce qui est petit est mignon, et dans mon esprit, ça reste une planète du
système solaire, très éloigné certes, ça me met la salive a la bouche.
Le trou noir vous absorbe et vous envoie sur Pluton.
La compagnie – Vous ne faites pas les planètes dans l’ordre comme tous les autres ?
Vous – Non, pour moi, l’ordre tient sa valeur que du désordre.
La compagnie – Oh, vous, vous êtes tordu…
Vous – Tordre est une affaire de tuyaux et vu votre business, vous vous y
connaissez en tuyaux.
La compagnie – et nous voilà retombé dans la plomberie.
Vous – Bon, d’accord, maintenant, je voudrais voir le soleil de plus près.
La compagnie
– Ce n’est pas possible, nos correspondances ne vont pas jusque la. Ne
voudriez-vous pas bronzer ailleurs ? Je peux vous laisser sur Mercure un
court instant.
Vous y découvrez une atmosphère bien chargée, elle est si
chargée qu'elle est collée par terre et ne peut se définir à ne plus en finir.
Vous - Maintenant Jupiter
La compagnie - dites moi vous ne vous arrêtez jamais!
Vous – J’ai payé non mais!
Alors sur Jupiter, vous découvrez un grand temple fait de
gaz, vous flottez à la surface de la planète, et rentrez dans ce qui semble une
forteresse. A l’intérieur, un nuage prend forme et se met à vous parler. Ce
dieu a décidé de se métamorphoser en un nuage vaporeux et vous pose une
question, juste vous vous en sortez, faux, vous devrez tenter de vous
solidifier.
Jupiter - Etes-vous amoureux?
Vous - selon quelle définition?
Jupiter – D’accord, on est tombé sur un marrant, vous avez gagné, enfin vous n'avez
pas perdu, répondre à une question par une question, vous devez venir de la
planète terre, à être si terre à terre.
Vous - sûrement.
Jupiter fait monter la température et vous vous retrouvez
d’un coup sur Mercure, la compagnie des trous noirs vous a kidnappé. Elle n’a
pas que ça à faire. La température monte, monte et monte avant de continuer à
monter. Votre respiration se fait haleuse, vous semblez seul sur cette planète.
Rien à faire, juste se faire éclairer par cet astre au loin qui renvoie une
lumière apocalyptique qui vous rend nauséeux. Ok il est temps de partir. Votre
esprit continue de s'embrumer, vous vous retrouvez sur Mars, il fait un peu
moins chaud, mais l'ambiance ne l'est pas moins. A peine arrivé, on vous invite
a une Crémaillère, oui au bord de ce grand lac sans eau. Les décoctions fusent,
les fusibles disjonctent, les Martiens font la fête et ne sont pas les derniers
à savoir la lancer, encore une soirée tardive qui vous emmène sur une matinée
ensoleillée. Il est temps de reprendre le bus non mais. Prochain stop, bien
plus court, bien plus rapide, vous arrivez sur Vénus. Un comité d'accueil vous
attend sous cette atmosphère lourde et blanchâtre qui vous protège des rayons
du soleil. Un ange sort de la mêlée du comité d accueil, et il s adresse à
vous.
L'ange - Etes-vous amoureux?
Vous - Etes-vous cupidon?
L'ange - Et si oui?
Vous - Et si non?
L'ange - Oh la la, dites-donc, vous êtes déjà passé par Jupiter? Vous me prenez la
tête, ok voila le bar la bas, passez votre chemin et profitez bien de votre
pause, mais ne me dérangez pas. Tenez, prenez ces crayons et faites parler vos
couleurs.
Vous êtes totalement déglingué, ça fait pourtant à
peine une semaine que vous êtes en voyage. Vous en êtes à vous demander ou vous
êtes et comment vous orientez. Voyant votre indécision, le trou noir vous happe
et vous envoie sur Uranus. What are you going to do down there? Not speaking
English obviously. Le U de cette planète vous magnétise et vous charge
d'énergies, positives, négatives, qui le sait? Vous vous sentez juste mieux et
décidez de continuer le voyage dans les sphères mythologiques.
Arrivé dans le monde des eaux, pas une île a
l'horizon, pas de glaçons dans la boisson, vous marchez sur l eau et une voix
off vous demande
Voix off from the sky - Vous n'avez pas peur de tomber?
Vous - Tomber des eaux, il faudrait s’en désoler.
Voix off from the sky - Mais il me répond, et il est bien juste, tenez je
vous passe ce hors bord pour la journée, allez vous amuser.
L'eau, les éclaboussures, la vitesse grisante, les
reflets avoisinants et éphémères, tout vous prend et vous décidez de partir
sans organisation.
Vous – Ok, compagnie des trous noirs, je vous lâche un instant.
La compagnie – D’accord.
Vous – Comment vous retrouverai-je ?
La compagnie – Lancez un caillou en l’air et ce sera mon signal pour vous reprendre
Vous – Mais on est dans l’espace, il n’y a pas d’air. Et la physique dans tout
ça ?
La compagnie – La physique n’est pas tout. On y prend soin des exceptions.
Vous – Bon, à toute à l’heure. Même relatif, pourriez-vous me rapprocher de la
baie des voiliers. Elle baigne dans les mers de Neptune à ce qu’on m’a dit.
La compagnie – Oui, on est en partenariat. Prenez le deuxième tube à gauche et vous
glisserez directement à destination
Vous profitez de la glissade. Vous retournez profiter de
l’atmosphère suave de Neptune. Arrives au port, la société des voiliers vous
contacte.
La Société des voiliers – Que voulez-vous ?
Vous – Je ne veux pas ramer, je veux me laisser emporter tranquillement par les
vents solaires.
La Société des voiliers – Tranquillement transportés par les vents
solaires… Vous êtes un marrant, allez prenez place et accrochez-vous.
Dans le vide interstellaire, vous profitez de ce
pléonasme pour vous enrouler autour de Neptune et vous envoyer autour de
Jupiter. De Jupiter, vous prenez encore plus de vitesse gravitationnelle pour
rejoindre Pluton. Sur la planète naine, vous vous sentez bien grand. Devant vos
yeux ébahis, les huit planètes engagent leur valse. Une valse au rythme des
équinoxes, des solstices, des périhélies et des aphélies. La comète de Halley
vous fait de l’œil. Vous la suivez dans son sillage. Ca vous rafraîchit. Ces
multiples orbites vous mettent la tête en l’air, encore et toujours.
Votre navire s’arrête soudain. Oui, vous êtes arrives à
la limite du système solaire, le temps d’une pause. L’héliopause vous
transforme, son calme, son silence, cette frontière indescriptible, cette
vitesse zéro qui transforme tout. Comment allez-vous contacter la compagnie des
trous noirs vous demandez-vous ? Vous jetez le caillou et rien n’y fait.
Calme, silence, immobilité. Rien de plus, rien de moins. Un signe vous parvient
enfin sous la forme d’un caillou qui vous tombe sur la tête. La compagnie des
trous noirs d’un autre système solaire vous attrape dans son vol et vous
renvoie sans demander votre avis sur Mars.
Bref passage chez le dieu de la Guerre, Il n’a pas
grand chose à raconter. Pourquoi tout le monde veut-il le absolument le
déranger ?
Retour sur Terre en chute libre, l'esprit bien chamboulé.
À regarder le ciel, la compagnie des trous noirs vous fait un clin d'œil, eh
oui et pourquoi les trous noirs ne seraient ils pas orange? A la fin, ça reste
des spotlights de la discothèque galactique. Les comètes vous laissent un
message d’au revoir sous forme d’aurores boréales :
Il ne faut jamais viser moins haut que le ciel.
Baignés dans les corps célestes, batifolant hors de la mare terrestre, le
décor change et implose. De tout coté, des soleils explosent
Dans ce chaos, prendre part au voyage. Composer ces délires la haut sans
aucuns bagages.
Tirer un trait de cette comète. Admirer ces explosions en fête. Les naines
font de l’œil aux géantes et les gazeuses évaporent vos soucis.
Neptune vous envoie de par les océans, Jupiter vous prend sous son aile
comme un enfant.
Easy discovery, Simple and pretty
Solar System, Twisting your rules
Solar System, One trip in full
FIN
…
Scritch, scritch, scritch
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