Monday, 30 December 2013

On the road


From Jack Kerouac to Ray Charles, hit the road Sal, Jack. Vivid memories, unfortunately not from the 60s or 70s :)

Solar system

Ttuo ne dséroder

 « Me Voici Toute Mouillée, Je Suis Une Nuée. »

La compagnie - Vous avez le bonjour de la compagnie des trous noirs. Veuillez faire votre choix.
Vous – Je veux aller sur la lune.
La compagnie – C’est bien original… Pouquoi ? Que voulez-vous y voir ?
Vous – Je veux voir la terre vue d’en haut. Une vision magnifique. Et la tête dans la lune, si vous me permettez un petit tour galactique, c’est un état dans lequel je dois me trouver, non ?
La compagnie – Ok, en partance pour la lune.

Vous alunissez, et rebondissez. De sauts en sauts, vous passez de cratères en cratères. La terre vous fait de l’œil, vous vous asseyez sur un mont, et profitez de cette révolution pacifique. Un thé après, vous contactez la compagnie.

La compagnie – Et maintenant ?
Vous – Ok, continuons par Saturne.
Le temps d’une glissade intemporelle, vous vous retrouvez au-delà de la première ceinture d’astéroïdes pour trouver celle de Saturne.

Les saturnins se pavanent sur la surface embrumée de cet îlot galactique. Ils prennent l'ascenseur et monte se tourner la tête sur les anneaux, de beaux bijoux à porter avec en train. Sur cette piste de danse circulaire, ils s'envoient littéralement en l air. L'esprit est léger, la tête bien en l air, les pensées bien doucettes. Sous les spotlights des mille astres, l'atmosphère bucolique se définit dans le diablement fantastique

La compagnie - Ok vous vous êtes bien amusés, et maintenant?
Vous - Pluton, une dose de plutonium pour remettre les balances en clair, et puis aller comprendre son historique de guerre…
La compagnie – Pluton ? Pluton n’est plus une planète, c’est une planète naine. Révisez votre géographie spatiale plutôt que de vous concentrer sur la mythologie.
Vous – Ce qui est petit est mignon, et dans mon esprit, ça reste une planète du système solaire, très éloigné certes, ça me met la salive a la bouche.

Le trou noir vous absorbe et vous envoie sur Pluton.

La compagnie – Vous ne faites pas les planètes dans l’ordre comme tous les autres ?
Vous – Non, pour moi, l’ordre tient sa valeur que du désordre.
La compagnie – Oh, vous, vous êtes tordu…
Vous – Tordre est une affaire de tuyaux et vu votre business, vous vous y connaissez en tuyaux.
La compagnie – et nous voilà retombé dans la plomberie.
Vous – Bon, d’accord, maintenant, je voudrais voir le soleil de plus près.
La compagnie – Ce n’est pas possible, nos correspondances ne vont pas jusque la. Ne voudriez-vous pas bronzer ailleurs ? Je peux vous laisser sur Mercure un court instant.

Vous y découvrez une atmosphère bien chargée, elle est si chargée qu'elle est collée par terre et ne peut se définir à ne plus en finir.

Vous - Maintenant Jupiter
La compagnie - dites moi vous ne vous arrêtez jamais!
Vous – J’ai payé non mais!

Alors sur Jupiter, vous découvrez un grand temple fait de gaz, vous flottez à la surface de la planète, et rentrez dans ce qui semble une forteresse. A l’intérieur, un nuage prend forme et se met à vous parler. Ce dieu a décidé de se métamorphoser en un nuage vaporeux et vous pose une question, juste vous vous en sortez, faux, vous devrez tenter de vous solidifier.

Jupiter - Etes-vous amoureux?
Vous - selon quelle définition?
Jupiter – D’accord, on est tombé sur un marrant, vous avez gagné, enfin vous n'avez pas perdu, répondre à une question par une question, vous devez venir de la planète terre, à être si terre à terre.
Vous - sûrement.

Jupiter fait monter la température et vous vous retrouvez d’un coup sur Mercure, la compagnie des trous noirs vous a kidnappé. Elle n’a pas que ça à faire. La température monte, monte et monte avant de continuer à monter. Votre respiration se fait haleuse, vous semblez seul sur cette planète. Rien à faire, juste se faire éclairer par cet astre au loin qui renvoie une lumière apocalyptique qui vous rend nauséeux. Ok il est temps de partir. Votre esprit continue de s'embrumer, vous vous retrouvez sur Mars, il fait un peu moins chaud, mais l'ambiance ne l'est pas moins. A peine arrivé, on vous invite a une Crémaillère, oui au bord de ce grand lac sans eau. Les décoctions fusent, les fusibles disjonctent, les Martiens font la fête et ne sont pas les derniers à savoir la lancer, encore une soirée tardive qui vous emmène sur une matinée ensoleillée. Il est temps de reprendre le bus non mais. Prochain stop, bien plus court, bien plus rapide, vous arrivez sur Vénus. Un comité d'accueil vous attend sous cette atmosphère lourde et blanchâtre qui vous protège des rayons du soleil. Un ange sort de la mêlée du comité d accueil, et il s adresse à vous.

L'ange - Etes-vous amoureux?
Vous - Etes-vous cupidon?
L'ange - Et si oui?
Vous - Et si non?
L'ange - Oh la la, dites-donc, vous êtes déjà passé par Jupiter? Vous me prenez la tête, ok voila le bar la bas, passez votre chemin et profitez bien de votre pause, mais ne me dérangez pas. Tenez, prenez ces crayons et faites parler vos couleurs.


Vous êtes totalement déglingué, ça fait pourtant à peine une semaine que vous êtes en voyage. Vous en êtes à vous demander ou vous êtes et comment vous orientez. Voyant votre indécision, le trou noir vous happe et vous envoie sur Uranus. What are you going to do down there? Not speaking English obviously. Le U de cette planète vous magnétise et vous charge d'énergies, positives, négatives, qui le sait? Vous vous sentez juste mieux et décidez de continuer le voyage dans les sphères mythologiques.

Arrivé dans le monde des eaux, pas une île a l'horizon, pas de glaçons dans la boisson, vous marchez sur l eau et une voix off vous demande

Voix off from the sky - Vous n'avez pas peur de tomber?
Vous - Tomber des eaux, il faudrait s’en désoler.
Voix off from the sky - Mais il me répond, et il est bien juste, tenez je vous passe ce hors bord pour la journée, allez vous amuser.

L'eau, les éclaboussures, la vitesse grisante, les reflets avoisinants et éphémères, tout vous prend et vous décidez de partir sans organisation.

Vous – Ok, compagnie des trous noirs, je vous lâche un instant.
La compagnie – D’accord.
Vous – Comment vous retrouverai-je ?
La compagnie – Lancez un caillou en l’air et ce sera mon signal pour vous reprendre
Vous – Mais on est dans l’espace, il n’y a pas d’air. Et la physique dans tout ça ?
La compagnie – La physique n’est pas tout. On y prend soin des exceptions.
Vous – Bon, à toute à l’heure. Même relatif, pourriez-vous me rapprocher de la baie des voiliers. Elle baigne dans les mers de Neptune à ce qu’on m’a dit.
La compagnie – Oui, on est en partenariat. Prenez le deuxième tube à gauche et vous glisserez directement à destination

Vous profitez de la glissade. Vous retournez profiter de l’atmosphère suave de Neptune. Arrives au port, la société des voiliers vous contacte.

La Société des voiliers – Que voulez-vous ?
Vous – Je ne veux pas ramer, je veux me laisser emporter tranquillement par les vents solaires.
La Société des voiliers – Tranquillement transportés par les vents solaires… Vous êtes un marrant, allez prenez place et accrochez-vous.


Dans le vide interstellaire, vous profitez de ce pléonasme pour vous enrouler autour de Neptune et vous envoyer autour de Jupiter. De Jupiter, vous prenez encore plus de vitesse gravitationnelle pour rejoindre Pluton. Sur la planète naine, vous vous sentez bien grand. Devant vos yeux ébahis, les huit planètes engagent leur valse. Une valse au rythme des équinoxes, des solstices, des périhélies et des aphélies. La comète de Halley vous fait de l’œil. Vous la suivez dans son sillage. Ca vous rafraîchit. Ces multiples orbites vous mettent la tête en l’air, encore et toujours.

Votre navire s’arrête soudain. Oui, vous êtes arrives à la limite du système solaire, le temps d’une pause. L’héliopause vous transforme, son calme, son silence, cette frontière indescriptible, cette vitesse zéro qui transforme tout. Comment allez-vous contacter la compagnie des trous noirs vous demandez-vous ? Vous jetez le caillou et rien n’y fait. Calme, silence, immobilité. Rien de plus, rien de moins. Un signe vous parvient enfin sous la forme d’un caillou qui vous tombe sur la tête. La compagnie des trous noirs d’un autre système solaire vous attrape dans son vol et vous renvoie sans demander votre avis sur Mars.

Bref passage chez le dieu de la Guerre, Il n’a pas grand chose à raconter. Pourquoi tout le monde veut-il le absolument le déranger ?
Retour sur Terre en chute libre, l'esprit bien chamboulé. À regarder le ciel, la compagnie des trous noirs vous fait un clin d'œil, eh oui et pourquoi les trous noirs ne seraient ils pas orange? A la fin, ça reste des spotlights de la discothèque galactique. Les comètes vous laissent un message d’au revoir sous forme d’aurores boréales :

Il ne faut jamais viser moins haut que le ciel.


Baignés dans les corps célestes, batifolant hors de la mare terrestre, le décor change et implose. De tout coté, des soleils explosent

Dans ce chaos, prendre part au voyage. Composer ces délires la haut sans aucuns bagages.

Tirer un trait de cette comète. Admirer ces explosions en fête. Les naines font de l’œil aux géantes et les gazeuses évaporent vos soucis.

Neptune vous envoie de par les océans, Jupiter vous prend sous son aile comme un enfant.
Easy discovery, Simple and pretty

Solar System, Twisting your rules
Solar System, One trip in full


FIN


Scritch, scritch, scritch


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