And so comes a little story from a walk in the countryside in my mothertongue:
Nietzsche se retrouve en bas de la colline. Le ciel est menaçant, sa montre détraquée. Il regarde alentour. Rien, du calme. Il s’écoute, se tempère, et monte le flanc de la colline. A peine chopé le rythme que Schopenhauer l’interpelle, dans un allemand munichois qui le rend dubitatif.
Il ignore, il fout son walkman et écoute Wagner. Il continue sa route, tranquillement, les yeux ouverts, a tout sauf ca. Rodin court sur cette même route, il sculpte les nuages au fil de ses souffles. Camille est juste derrière lui. Elle ne comprend pas toutes ses effusions, encore, toujours.
Devant ce spectacle, Nietzche se frotte les yeux et boit goulûment à sa gourde. Oui, la bêtise rend intelligent, mais certes pas méchant.
Le décor est planté. Les fleurs s’épanouissent, les esprits s’évanouissent. Sujet Verbe Complément. Descartes rentre dans le champ, Henri apparait au même instant.
Descartes – L’homme est mécanique.
Henri – L’orage l’est aussi.
Descartes- Dans quel référentiel vous placez-vous ?
Henri – Celui de l’air, donnez-moi les dés.
Darwin – Oh la, les règles évoluent. Qui restera ?
Henri – On verra.
Copernic – Non, continuez de changer de référence, il faut se concentrer sur le jeu en entier et non seulement sur les joueurs.
Henri – Sympa.
Einstein – Oui, enfin, tout est relatif. On ne va pas chercher à aller plus vite que la lumière.
Henri – Ces discussions de référentiels et d’énergie me donnent le tournis.
Einstein – Il vous en faut peu.
Henri – Je m’en satisfais.
Darwin – Oh la, ma théorie n’est-elle pas plus valide ?
Descartes – Il pense donc il est, et pourtant il ne se souvient pas.
Einstein – Oui, dit le fou.
Descartes – Il est juste a cote du cavalier. Le fou ne peut franchir d’obstacles, il ne peut que tenter de les éviter d’une manière peu singulière.
Einstein – Que nenni, je les saute et y revient. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt et puise dans les règles qu’ils peuvent y établir.
Henri – La statistique n’est pas mon éthique, il serai bienvenu de connaitre la moralité.
Einstein – Moralité, normalité, Moralité ? Notre univers et notre monde viennent d’une exception.
Descartes – Cela confirme la règle.
Einstein – Règle qui est tordue, la seule véritable. Darwin ne me contredira pas.
Darwin – Que le silence est le meilleur outil de l’évolution.
Volpi – La parole est le meilleur parti de la révolution.
Henri – Nous sommes dans le digital, la parole se dématérialise.
Descartes – Cela me déstabilise.
Einstein – Oh, toi, tu es trop dans le normal. Descartes, remets en quelques unes dans ton jeu.
Descartes – Joker et roi de trèfle.
Copernic – Encore une fois, un écart, c’est un débat mais tu te concentres trop sur ton jeu.
Descartes – Mon « je » fait que je me connais. Pascal, donnez-moi un colis.
Copernic – Bon, je vole, il n’est pas l’heure de manger.
Henri – Je mange, donc je suis.
Einstein – Je rote, donc je digere.
Copernic –Je m’efface, donc je me recule.
Law – Je me structure, donc je me construis.
Bohr –Je gravite, donc je vais me coucher.
Rodin – J’inscris, donc je m’écris.
Descartes – Oh, ce n’est pas un peu fini tout ce tatouin ? Je me barre, car je m’ennuie.
Il s’en va retrouver d’autres philosophes. Il rencontre Aristote en cours de marche. Ils se tapent la discute en privé.
Lacan rejoint la foule.
Lacan – Déstructurez-moi tout cela, on ne s’entend plus parler. J’ouvre…
Laplace - …que la …
Volpi - … folie est …
Einstein – … l’essence …
Copernic – …ou le…
Descartes - …sens de…
Bohr - …giration graduelle…
Picasso - …dans une…
Darwin - …évolution historique …
Einstein – Criez,
Lothaire – Continuez,
Quevedo – Cédez,
Coriolis – Le monde tourne de moins en moins rond, Moi qui pensais que mes découvertes se limitaient aux toilettes…
Einstein – Votre passion commence aujourd’hui
Descartes – La mémoire emporte le passe dans sa cire
Darwin – Le temps en fait table rase
Henri – Rituel anodin des esprits décharnés, je ne vous suis plus.
Einstein – C’est dans le rien que se trouve le tout.
Henri – Oh purée, et jamais vous ne vous taisez ?
Einstein – Si quand je somnole, et encore la, il y a la moitie du monde qui se réveille, bien un qui pourrait continuer mes paroles.
Buffett – Et combien d’argent vous vous faites dans tout ca ?
Henri – Et Bam, on commençait tout juste à s’amuser…
As for me, keeping on this road, and found lately, too late, never too late, this music behind a famous ad campaign, and greatly loving the whole:
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