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Sunday, 22 February 2026

Un Homme Pressé – Extrait 13

Un Homme Pressé – Extrait 13

incompréhensibles. Au fur et à mesure que les pièces sassemblent dans un ensemble de plus en plus variable. A la fin, ce jeu demboitement des pièces semble destiné à se finir sur des conclusions qui lui paraissent plus qualéatoires. Dans lavion, comme dhabitude, dans tous ses voyages, il pense avoir oublié quelque chose. Là, son esprit ne se satisfait pas de cette excuse, il lui semble vraiment avoir oublié quelque chose dessentiel. Durant tout le voyage, il retourne son esprit mais ne voit pas quoi. *** Vingt heures trente. De ces heures, de ces minutes, de ces secondes. Disséminées le long de cette rue au fur des mesures que ces jambes impriment sur le macadam. Il jette un clin dil à la lune. Elle lui sourie. Dans linconnu, cette lumière pleine le réconforte. "Goodnight moon" Shivaree Un clou sur la porte, du verre sur la pelouse, des punaises au sol, et la télé est en route. Je dors les yeux ouverts quand tu nes pas la. Lui, il tourne vers la gauche, rentre la clé dans la serrure, et réintègre son appartement. Appartement qui montre des airs dabandon. Le courrier samoncèle sur le sol à lentrée, le robinet goutte encore, les sombres lumières sont partout éteintes. La vie continue ainsi de séchapper de ce lieu le temps de ses périples maintes fois répétés. Une aspirine, et il shabille dans son habit de sommeil. Un court repos en forme de rebond. Dès le lendemain, il devait reprendre une activité normale. Se lever, prendre le métro, rentrer dans les locaux du bureau, écrire un, puis plusieurs articles. Son chef appréciait son dynamisme du voyage, dynamisme qui se reflète dans ses lignes. Personnellement, pointer au bureau permettait tout de même de répondre aux questions, de reprendre place dans le microcosme de la société. Sa vie, un équilibre entre ces extrêmes. Et penser à dautres choses lui permet aussi de repartir de plus belle. FEUILLE Game on Comprendre les règles pour mieux les enfreindre A Paris, Florent embarque rapidement dans le train du quotidien. Le boulanger au coin de sa rue, son marché boulevard Richard Lenoir, les parisiens intra-muros qui courent vers un objectif que seuls eux connaissent. Et la Bastille au loin qui trône sur son paysage. Tel un point dexclamation, un point qui le ramène face à lui-même, face à son passé, face à son présent. Pour lui, ce monument, une ancre. De nimporte où, il larguait les amarres et, de retour, les retrouve en létat. Un symbole historique, un symbole personnel. De ces perspectives qui soutiennent les vues du réalisateur de chacun de ses mouvements. Ici, il retrouve surtout ce confort superficiel sur lequel il avait fait une croix durant son voyage. Un confort tranquille, silencieux, pas de téléphone fixe, pas de télévision, et une maigre bibliothèque qui exprime ses envies du moment. Lors de ses passages réguliers, son appartement laccueille donc dans un joyeux air de bordel organisé. Toujours sur le départ, ses possessions les plus précieuses tiennent dans un sac Eastpak. Plus, et ça le surcharge. Moins, et quelque chose lui manque. Dans ses voyages, il ne prend ainsi des affaires que pour trois jours. Les laveries aident au reste. Et maintenant, moins quun sac à dos, tout peut tenir dans un joli sac à main, sil le veut. Des clés USB allant dorénavant jusquau Gigabytes, une trousse de toilette réduite au strict minimum, des vêtements quil repasse à lair libre, rien ne le retient. Rien, ou presque. Des années passées au tournant, il garde une petite boîte au trésor, petite, mais qui sagrandissait à chaque moment important de sa vie. Au-delà de ces petites choses, il retrouve son chez lui, pur et dans les droites lignes du feng shui arc-en-ciel. Ne pas se laisser tomber dans le casanier, dans le singulier, dans le non-lié, il le sait, son sourire permanent est à


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