-Dis, c’est quoi cette bouteille de lait.
-Alors tu vois, la politique c’est comme une grande télé, la première chaine est au pouvoir, les suivantes courent après, et comme ils sont sur des chaines différentes, ils ne s’entendent pas,
donc ne se comprennent pas
-Oui, mais la télé, cette boite, elle ne change pas elle.
-Alors la télé, ca représente les assemblées, chaque jour, ou presque, ces arènes recoivent des gens de droite, de gauche, de milieu et de centre, et ils décident de la suite du programme
-Oui, mais c’est nous qui avons la télécommande ?
-Oui, mais on ne peut changer de programme que tout les 5 ans.
-Ah bah moi je zapperai tout les cinq ans.
-Oui mais si tu fais ca, tu risques de tourner en rond, et de pas voir la fin du programme.
-C’est quoi un programme politique alors?
-Bah la télé, au début, elle était radio, juste des voix qui se parlaient, et puis elle est devenu ce tube a image en noir et blanc, et depuis quelques décennies elle affiche ses couleurs. LE
programme, c’est ce que les gens a l’intérieur souhaitent mettre en place, et comme on est en démocratie, les téléspectateurs peuvent changer ce programme. D’ailleurs tout le monde en est
reconnaissant. on est dans un film, on ne veut pas voir la fin, on veut construire le corps.
-Bah alors on ne zappe pas et on reste sur le même programme qu’on change comme on veut, et même si on s’embête, on verra ce que l’on nous promet.
-Disons que c’est la que la métaphore s’achève, car après la télé couleur, on s’est mis à parler dans tout les sens et on n’avançait plus, même en changeant de chaine.
-Et on ne peut pas revenir en arrière ?
-Non, le magnétoscope n’est pas encore branché. Et puis, on peut toujours copier le passé, on n’arrivera pas a l’égaler. Et maintenant ils ont inventé la TNT, tu as tellement de programmes dans
tout les sens qu’il y en a toujours un qui plaira a quelqu’un, donc on a appris a ne plus faire aucunes concessions.
-Donc le passé, c’était mieux ?
-Bah disons qu’on se posait moins de questions, je pense.
-Et le guide télé ? qu’est-ce qu’il dit ?
-Ah ca on n’a pas réussi à l’inventer. Dans ce monde, point de boussole, on est tous des explorateurs. Les sondages ont essayé, mais ils ont brouillé tellement les chaines dans leurs chiffres
qu'on ne leur fait plus confiance.
-Hein, je comprends rien. Donne moi la télécommande, ca a l’air trop compliqué votre truc, dis on ne pourrait pas juste l’éteindre ce grand machin?
-Bah non, puisque les réparateurs télés la laisse toujours allumé, les réparateurs télé, ce sont des économistes, ce sont des financiers et autres personnes qui ne jurent que par les factures
qu’on leur doit tous un peu. Donc on est obligé de regarder et de vivre la télé.
-Il n’y a pas de fin, c’est comme l’histoire sans fin alors ?
-Oui, mais dans ce film, les acteurs ont compris qu’ils ont des droits magiques, mais qu’ils ont aussi des devoirs pour faire avancer le schmilblick. L’histoire se vit, elle s’écrit, elle ne
réinvente pas. Ca serait trop facile sinon, et on s’ennuierait, non ?
-C’est quoi le schmilblick ?
-Je me pose la question. Bon la, je dois aller récupérer ma télécommande.
Bon ce soir, je regardais un peu les nouvelles comme d'habitude, et les titres des nouvelles ressemblaient a des statuts twitterisés et facebookisés, pour attirer l’intérêt, oui c'est bien
de nous intéresser mais bon, je n'ai pas voulu écrire un autre billet sur les nouvelles neuves de notre monde, nouvelles qui seront déjà obsolète, au moment
ou ces lignes seront publiées. donc suis parti dans une fiction, Vingt minutes a laisser divaguer mon esprit, non pas le journal du même nom.
Les livres ont ce bénéfice, le choix de pouvoir prendre la perspective et d’étudier les références, de construire son raisonnement avec liberté, ou tout bonnement partir dans une description
fiction du début à la fin parodiant ainsi le quotidien. C’est utile, je trouve.
La culture de la littérature ne se croise nécessairement dans l’œuvre du solitaire et reste de toute façon un bon moyen d’équilibre. A l’apogée de la com (oui, dans la logique ethno
itou du mot apogée), le com est partout, passe au dessus de l’info, abreuve nos cerveaux en travestissant les rumeurs sous l’apparat des faits.
La, dans l'ecriture, dans les livres, la place qui est promise a ces lignes est un espace ou je me complais : le partage, avec le lecteur, dans ce qui convient, dans ce qui vient moins, et
pour l’écrivain, un support, une aide, cet ami, la page blanche, une aide qui reste a nos côtés par vents, par marées, dans les tempêtes et autres tornades, régulières brises sur nos pensées.
« Ca se soigne, ca ne se guérit pas. » est une phrase que j’ai entendu dernièrement, qui m’a fait esquisser un sourire. Quitte à cracher dans la soupe, autant tenter de l’apprécier
quand même un peu. donc voila, je suis parti dans ce trip, un ptit peu pitre quand même. :)
Suite de questions que j'essaie de m'expliquer en plus simple:
-C'est quoi le problème avec la dette?
-C'est comme si on était tous pris dans un sable mouvant. et on n’arrête pas de bouger pour s'en sortir.
Je trouve qu'a force d'appliquer la méthode coué avec la crise, on restera longtemps dedans.
et puis, je sais pas, j'ai trouvé cette pub marrante, oui, dans le buzz, je m’électrise itou.
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=Pu0eLKyqTSo?fs=1]
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