Wednesday, 19 September 2012

Une petite mise en bouche

de mon premier roman: "Pomme d'Apo*"

Ca commence par cette musique, puisque je ne peux pas écrire sans avoir un petit rythme derrière moi, et cette version de guns and roses, de l'oeuvre de Bob Dylan, est tout simplement ma chanson top one of the one. et donc le premier chapitre de ce livre qui m'est cher, d'ailleurs ici:

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Inciproquo


a. du mot de la fin

Et son regard s’embarque vers ce ciel couleur bronze. En fusion, un soleil sur sa vie, les rênes relâchées. Spectacle naturel d’une photographie d’un autre temps. Hébété, son esprit divague dans des pensées, qu’il songe, alors, essentielles.

Il doit y croire. Durant tout ce temsp, il l’avait cherché, jusqu’au bout, à prix variables, à tarifs fixés, il avait donné de lui pour entrer à grand renfort de rien dans ce manège du grand n’importe quoi.

Oui, tout a un prix, il avait choisi cette autre voie. Il continue d’agir gratuit, dans son entier, qualité oblige.

Un matin à Séville, Carlos, lui-même, lui avait murmuré cette mélodie au clair d’une lune indisposée. « Les artistes vivent dans le passé, vivent dans le futur, mais très peu au présent ».

Artiste, non. Mais il se sent face à cette vérité. La comprendre nécessite juste ce petit plus. Il regarde la feuille blanche devant lui, et comprends.

Avant de s’embarquer dans cet ultime voyage, Florent se remémore tous ces moments partagés, toutes ces personnes rencontrées. Puis son regard revient vers le présent et il dérape sur le bout de ses doigts.

Peu à peu, il considère l’étendue de son corps. Arrivé aux cheveux, il considère les dimensions de son âme, de sa croyance, l’étendue d’une steppe aride qui s’enracinait sur son cœur toujours palpitant.

Artiste, non. Croire en lui par les yeux d’autres. Il remet ses lunettes du quotidien et se pose la question à voix haute:

Croire à qui, croire à quoi ?

Au dieu technique ? Et sa rationalité ultime au point d’oublier l’essence irrationnelle de son esprit même.

Aux dieux religieux ? A ce pluriel qui enfonce l’esprit dans l’inconnu. Suivre cette voie toute tracée, et ne pas chercher à remettre en question des axiomes, des postulats qui rendraient les grecs fous.

Au dieu humain, cette image que renvoie la surface argentée du miroir qu’Eloris avait posé sur son bureau. Ces reflets chantent une musique du temps qui passe, mélodie qui lui est très familière parce que c’est la sienne.

Croire en soi, ses valeurs, ses raisons, au point de rester au point mort de l’éternelle remise en question. Eternelle, le temps d’une vie. Il se retrouve bien dans ces valeurs que son cœur fait un moment palpiter.

Bam Bo Bam Bo Bam Bo Bam. Le tambour africain s’allie au bruit de la rue pour le libérer de son introspection. Devant lui, un coupe-lettre, une feuille désespérement blanche, il se libère, en repassant les points d’interrogations à ceux en !.

L’espoir faisait vivre, il fait rire, il fait pleurer. Florent croit à ses pieds, ça le fait penser et en plus ca le fait marcher. 

C’est dans cet optimisme qu’il agit, action finale d’un esprit dérangé.

Qu’est-ce qui différencie un pervers d’une personne normale ? De moins en moins. Balade dans le flou.

Retirez-vous maintenant
Mais laissez moi finir
Non.
Bon.

« Ceci est mon histoire, ma quête, la raison pour laquelle je suis là devant ce livre et m’apprête à faire ce que j’aurai pensé comme inconcevable il y a seulement trois ans. »


b. Contexte

Qu’est-ce que l’Apocalypse ? non pas au sens hollywoodien… :

« L’Apocalypse ou Apocalypse de Jean ou encore Livre de la révélation, également appelé Révélation de Jésus-Christ (en grec ancien : Αποκάλυψις Ιησού Χριστού , apokálupsis Iēsou Christoũ) suivant les premiers mots du texte, est le dernier livre du nouveau testament canonique.

L'œuvre est composée vers la fin du ier siècle par un auteur judéo-chrétien qui se nomme Jean et réside à Patmos au moment de l’écriture du texte, et que la tradition a identifié parfois à l’apôtre Jean fils de Zébédée ou à Jean le Presbytre. Une autre tradition, contestée dès son apparition au iie siècle, estime que le même auteur aurait écrit l'évangile selon Jean.

Étymologiquement, le mot « apocalypse » est la transcription d’un terme grec :
ἀποκάλυψις /apokálupsis

signifiant « dévoilement » ou, sous un aspect religieux, « révélation » et appartient à un genre littéraire  juif puis chrétien de type ésotérique — la littérature apocalyptique — qui présente une grande diversité mais qui a en commun un goût prononcé pour l'allégorie ainsi que pour le symbolisme et dont l’Apocalypse de Jean constitue un modèle du genre.

Le texte, d'essence prophétique et dont l'auteur se réclame d’Ezechiel se présente ainsi comme une « révélation de Jésus-Christ » qui dévoile à Jean « quel est le sens divin de son époque et comment le peuple de Dieu sera bientôt délivré ». »
fr.wikipedia.org/wiki/Apocalypse



c. Dans les starting blocks
Un an et demi auparavant

Huit heures moins dix, Florent fait ses valises :

- Tu prends trois caleçons, trois paires de chaussettes, deux tee-shirts, un pull, un bermuda et un pantalon.

- Merci, la petite voix, mais toi tu restes ici.

Il en a ras la couette du quotidien à n’en plus finir du cot-cot régulier. Suite à ce message reçu quelques jours auparavant, son avion part dans la matinée.

- Le tout attendra.

La petite voix revient :

- Mais pourquoi tu y vas ? On n’est pas bien ici, tous les deux.

- Je dois y aller. Tu connais ma curiosité, je ne tiens plus en place. Ma place est dans le mouvement. Aller lá-bas.

La petite voix :

- Oú tout est neuf et sans grillage…

- Pas exactement mais les trois petits points posent bien les fondations. Je suis sûr que je dois y aller, je dois comprendre ce qu’ils ont trouvé.

- Pas la première fois que tu me laisses au débarras… Et ça t’apporte quoi ?

- Pas grand-chose jusqu'à présent. Il suffirait juste que je sois à la bonne place au bon moment, qui sait ?

- Oui, donc Rien, nada, nichevo et tu continues de te bercer d’illusions à penser qu’un plus grand destin t’es promis.

- Ta gueule.

- Mais c’est toi qui parle.

- Je sais. Pas la peine de continuer à réfléchir, j’ai besoin d’actions.

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