Ecrire en musique, hé, hé...
Début Février, on m’a demandé ce que j’écrirais comme
conte pour enfant, sur plateforme électronique, et donc voilà ce qu’il en est
sorti. Beaucoup d’eaux sous les ponts, et le texte qui reste à flot, enfin
premier brouillon tel quel. Peut paraître compliqué, gamin, je me rappelle
avoir été bouche bée devant les mystères de la science, en extase devant les miracles de la nature, donc voilà, oui, les
accents volaient loin, le insert symbol n’était
alors pas automatique dans mon esprit dans ce jeu mental d'un moment joyeux :
Lac des signes
La famille tiret se promène au parc.
Calme, tranquille, ils rejoignent le bord d’un lac, les enfants, Arthur
et Bénédicte, font voguer leurs voiliers.
Les bateaux naviguent selon le vent.
Un livre a la main, Theo rejoint ses amis.
Pas n’importe quel livre, le libraire lui a dit que ces écrits
contenaient couleurs, et saveurs, et qu’il ne se comprenait que dans
l’imagination des enfants. Mais qu’est que ce livre contient ? La
couverture est faite de cuirs, et il n’y a aucun texte, aucun dessin pour
décrire son contenu.
Theo se demande bien ce que ce livre contient. Il va donc en parler
avec Arthur et Benedicte.
Il les rejoint. Arthur ramène les bateaux au bord de l’eau.
Et les trois amis partent a la découverte du livre. Bénédicte prend le
livre dans ses mains.
La lecture s’offre a eux. Danse des signes, valse des lettres, les 26
amis composent une farandole qui ondule devant leurs yeux.
Bénédicte chante les mots de sa voix douce. Elle n’arrive pas a
comprendre deux mots. Elle demande à Maman Question de lire ce mot, mais
bizarre, Maman ne voit aucun mot sur la page. Bénédicte serait-elle en train de
rêver ?
Elle va poser la question a ses copains.
-Arthur, Maman ne voit pas de mots sur la page. Est-ce que je suis
devenue folle ?
Arthur regarde la page et voit bien des inscriptions. Elles bougent,
elles dansent, elles créent un clavier. Le livre présente bien des
inscriptions.
A B C D E F G H I J K L M N
O P Q R S T U V W X Y Z
Pas de mots, juste un alphabet. Theo regarde par dessus l’épaule
d’Arthur
- Mais si, regarde Arthur, regarde Bénédicte, les lettres prennent des
couleurs.
A B
C D E
F G H I J K L M N O P Q
R S T U V W X Y Z
- E I L O, hum et ca veut dire
quoi?
Bénédicte se gratte la tête, et
se demande :
- Peut-être que le livre essaie
de nous parler. Regarde les lettres E I L O s’allument et s’éteignent dans ce
sens. Mais oui bien sur, ŒIL, le livre nous demande d’utiliser nos yeux, mais
comment lui répondre.
Arthur écrit ŒIL de son doigt
sur la page. Tiens, les lettres tombent en cascade.
Les lettres se rapprochent, se rassemblent. Les espaces font respirer
les mots. Il semble aux trois compères que le manuscrit garde bien son mystere.
Arthur pense qu’il serait plus facile d’aller au cinéma, il
comprendrai mieux. Il regarde le ciel et se remet à regarder le livre. Il voit
le O prendre une place, changer de forme, changer ses couleurs, s’évaporer, se
retrouver. Huit o se distinguent ainsi hors
de l’alphabet.
o o o o O O O O
Benedicta se concentre alors que le livre continue sa métamorphose.
- Regardez, un S prend forme, il semble que les O tournent autour.
Mercure Venus Terre Mars Jupiter Uranus Neptune Saturne. 4 étoiles gazeuses, 4 étoiles
plus faites de Terre, la livre nous fait voyager dans le système solaire.
Le livre ne dévoile pas beaucoup. Il semble qu’il n’y a pas de fins,
pas de début, juste des mots qui s’affichent devant leurs yeux au gré d’un
rythme inconnu. Est-ce que les mots venaient de leur esprit ? Pourquoi les
parents ne pouvaient pas le voir. Les mots s’affichent et disparaissent. Des
images s’inscrivent alors. Mais ou ce livre devait--il en venir.
Les trois enfants entendent ces notes des lettres, regardent sous
d’autres perspectives, s’essaient aux couleurs. Puis, ils trouvent un
arrangement qui leur convient.
Theo se demande :
- Mais pourquoi ne pourrait-on pas écrire quelque chose et poser
directement une question a ces pages.
Bénédicte prend un crayon et appuie la mine sur la page, mais rien,
rien de rien, la page qui devient blanche, puis de plus en plus noir au fur et
à mesure qu’elle appuie.
- Arrête, arrête, dit Arthur, Il ne nous comprend pas
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