Waouh, les deux tiers du livre m’ont mis à sniffer des
lignes très pures pour le cerveau. Un livre écrit en 1992, qui avait déjà en
lui les prémisses de The Matrix ou d’Inception. Dans mon esprit, dans la lignée de la quintessence d'un livre de P.K. Dick à son Ubik.
Pourquoi le deux tiers ? Pour moi, jusqu’aux pages
400-450, on se met au courant du contexte, délicatement mis en place, et puis
vient l’heure du choix. Et donc, même si les surprises continuent, je me suis
senti moins embarqué par les lignes. Enfin moins, bonnard à foison jusqu’à la
dernière page quand même. Surprenant.
Après 1Q84 Livre 1, je m’attendais à un long récit prenant
et je n’ai pas été déçu.
La fin des temps Haruki Murakami – Editions Point
Page 24
Le printemps passa. L’été finit, la lumière commença à se
charger d’une délicate transparence.
Page 62
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Je ne me plains pas de travailler. C’est plus
facile si on a de quoi s’occuper que si on ne fait rien.
Page 84
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Tout le monde est peut-être ordinaire, mais
normal, non.
Page 94
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Il ne faut pas garder la fatigue dans ton cœur,
hein, dit-elle. Ma mère me le disait toujours. Il se peut que la fatigue domine
le corps, mais le cœur doit continuer à t’appartenir.
Page 208
Une fois l’automne disparu, le ciel s’installa dans un vide
transitoire.
Page 224
Franchement , c’est comme si tu étais debout sur un
pied sur le parapet d’un pont. Vu ? Alors il vaut mieux que tu
réfléchisses bien de quel côté tu vas tomber. Ce n’est pas les regrets qui
arrangeront les choses une fois que tu te seras fait mal.
Page 277
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Plus on vieillit, et plus le nombre d’actes
irréparables que l’on commet augmente, dis-je
Page 392
Ce n’est pas que la
douleur elle-même ait diminué, mais, l’alcool anesthésiait mes nerfs, la
douleur paraissait prendre une sorte
d’existence indépendante sans rapport direct avec moi.
Page 533
Je n’en savais rien. C’était peut-être du désespoir.
Tourgueniev aurait peut-être appelé ça la désillusion, Dostoïevski l’aurait
appelé enfer, Et Sommerset Maugham la réalité. Mais quel que soit le nom qu’on
lui donne, c’était « moi-même ».
Page 549
Quand on a perdu une chose une fois, même si elle disparait
entièrement, on continue éternellement à la perdre.
Page 606
Ici, c’est l’univers du possible. Il y a tout et rien en
même temps.
Page 616
C’est sûr qu’à un certain moment de ma vie et ma façon de la
vivre avaient été un peu tordues, mais j’avais de bonnes raisons pour ça. Même
si personne d’autre que moi ne pouvait le comprendre, moi je savais que je
n’avais pas pu faire autrement.



