1Q84 – Livre 1 – Collection 10/18 – Haruki Murakami
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Bien entendu. Il te faudra reprendre et changer
le texte de A à Z. Tu devras utiliser le noyau de l’histoire comme un
squelette. Garder autant que possible l’atmosphère générale. Mais le style, il
faut le modifier en profondeur. Autrement dit, procéder à une vraie adaptation.
C’est toi, Tengo, qui seras chargé de ce travail.
Page 91
« Voilà, a vie réelle et les mathématiques, ce n’est
pas pareil. Dans la vie, les choses ne se limitent pas à couler suivant le
chemin le plus court. »
Page 138
« Finalement, repris sa petite amie, on est tranquille
quand on appartient à la majorité, à ceux qui excluent les autres »
Page 175
Si la vie d’un homme se mesure à la variété des épisodes qui
la composent, la sienne comptait probablement parmi les plus riches.
Page 225
Mais comme vous le savez sans doute, sur terre, il existe
pas mal d’individus qui cherchent volontairement à vivre dans cet état de mort
cérébrale.
Page 231
Avec un système bien aéré et naturel on obtenait des
rendements au travail bien meilleurs.
Page 237
« En somme, pour le dire à rebours, la fin du monde
imminente serait ressentie comme un grand coup de pied dans les testicules, c’est
bien ça ? »
Page 342
« Il y a des gens qui retrouvent à dire à n’importe
quoi. »
Page 432
Les violences ne prennent pas toujours une forme visible,
les plaies ne font pas toujours couler du sang.
Page 522
Une lutte sans fin entre un souvenir et un
autre souvenir, qui lui est opposé ?
Haruki Murakami – 1Q84 - Livre 1
Bon, je suis un peu perplexe quand je vois un pavé de plus
de 400 pages dans mes mains. Rares sont ceux qui m’ont tenu en haleine tout du
long.
Bref, trois jours près l’avoir commencé. Là, j’ai trouvé l’histoire
enivrante, avec quelques lourdeurs (Je dis cela car inconsciemment mes yeux se
sont mis à lire en diagonale certains longs paragraphes, rares heureusement,
mais c’est mon filtre instinctif)
J’ai apprécié dans ce livre ce que j’apprécie dans les
livres : Les livres m’apportent ce calme consistant, à l’opposé de notre
monde fast-forward tout en démesure. Les livres, leurs lectures propres, cet instant d'éternité dans un monde qui donne l'impression que l'on va mourir demain.
Peut-être mon délire, mais j’y retrouve des grandes lignes
inspirant P. K. Dick dans Ubik, et une fiction contemporaine qui est diablement
orchestré. Contrairement aux romans occidentaux, je vois dans l’entre-ligne de
cette œuvre romanesque un calme, un respect, tisser tranquillement, peut-être
trop, le tout dans le tout.
Je ne m’attendais pas à toute cette histoire. Cela se lit
bien, je trouve, assez complexe pour soulever l’intérêt, sans être trop
complexe pour me perdre. Et les délires d’Hayao Myasaki et autres m’ont aussi
aidé à construire une imagination au-delà des frontières des lignes, du moins
je l’espère.
J’ai apprécié ces différents points de vues : celui de
la littérature et de son microcosme, celui de l’esquisse, pour des raisons
personnelles, celui de revenir à peu près il y a trente ans, et donc son
parallèle.
Après, j’ai lu avec envie, avec joie, un peu de surprises,
ce premier tome, mais pour le livre 2, 3 voire 4, je ne suis pas forcément très
décidé. Il faut dire entre temps, je
vais refaire parler René Barjavel en lisant un autre livre de Haruki Murakami « la
fin des temps ». A moins que celui de Barjavel ne fût nommé la nuit des
temps. Bref.

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