Bon, je le conçois, il peut sembler que cela n'apparaisse pas forcément comme un sujet porteur du débat actuel, je le trouve porteur dans le débat culturel et au niveau du business. Car je trouve dans ces valeurs une certaine idée de la culture, qui photographie les ailes de papillons du quotidien.
Le luxe a définitivement plusieurs facettes, pour ma part, sans penser être exhaustif. Ces aspects ci-dessous existent aussi bien dans leurs aspects individuels que dans leurs conjonctions.
D’avoir ce privilège, un droit que les autres non pas, étymologiquement parlant, donc la un bien que l’on peut s’arroger alors que d’autres ne peuvent pas se le permettre ou ne choisissent pas de le prendre d'ailleurs
En tout bien, tout honneur, de faire quelque chose que d’autre n’oserait pas, ne pourrait pas oser
De créer un lien intemporel entre passe, présent, futur, conditionnel, futur antérieur, plus que parfait et moins qu’imparfait.
D’aller au delà du quotidien, un plaisir d’offrir ou de s’offrir un petit quelque chose hors du quotidien, qui font de chaque jour un jour différent.
De simplifier pour arriver a destination, même si la complexité a de ses attraits bien sur – Le temps est un luxe, en quelque sorte?
De distinguer ces petites choses que l’on voit juste si on y prête attention, ces corps étrangers qui rendent la perspective a ce que l’on ressent.D’assouvir une envie, soudaine et irrépressible, d’aller vers ce produit, ces services ou les mémoires qui ont mené a ce moment resteront gravé et procurent un certain plaisir. La vie quoi.
D’aller vers une valeur une valeur, outre celle monétaire, une valeur hors du temps qui s’écoule toujours aussi rapidement et régulièrement
De chercher un produit, un service centré sur l’essence même, épuré. Et la c’est mon passé professionnel de lean management qui parle : )
D’assumer cette folie qui nous fait chacun soi et pas autre, cette liberté des choix
De chercher une valeur purement monétaire, pour montrer un statut propre, et donc d’autres démarches, de montrer son détachement par rapport au monde matériel en le possédant physiquement (un peu contradictoire comme attitude, non ?)
Donc, possiblement, chercher une pure valeur visuelle Bling Bling : signe de réussite, surtout un travail dans le but d’augmenter l’estime de soi par rapport a soi-même, aux autres, ce besoin de reconnaissance auquel notre monde moderne exige que l’on s’aligne.
Les deux derniers aspects présentent ce ptit ca superficiel, ptet un ptit peu quand même. Ce livre, je ne l'ai pas lu, mais le titre m'a intrigué. "Une Rolez a 50 ans, A-t'on le droit de rater sa vie?"
Je pense donc plutot que le luxe connote cet aspect primordial de la culture de communication qui recherche la séduction et la confiance en soi, pour tous, en couple ou non. Oui, ca va un peu de pair, Si on se plait à soi-même, on montre un bien-être bien plus confortable dans les discussions. Le luxe parait ostentatoire, car l'ostentatoire révèle la jalousie. et pourquoi ne pourrions.nous pas accepter que d'autres aient ce que l'on ne peut avoir. Cette jalousie peut être destructrice dans la majeure partie des cas. Alors, qu'elle soit accepté comme une motivation pour aller plus loin. Et pourquoi pas.
Je considère que la France est reconnue pour cette culture de l’élégance après les commentaires standards sur ce qu’on peut lui reprocher. Je ne le considère pas le luxe comme un secteur d'un segment particulier de la population, je le vois comme un souci (pas dans le sens négatif) plus général de bien-être, une élégance raffinée sans être ostentatoire. Apres, dépendant des produits, des services, de l’environnement, bien sur, les référentiels changeront.
Le bon vieux BBV. Merci Platon. Lui et Nietzche sont deux comiques (dans le sens philosophe et bénéfique) avec qui j’aurai aimé m’entretenir, dans une possible rupture spatio-temporelle future.
Oui, je considère le luxe sur cette échelle. Ça peut aller du parfum, aux sacs a main, a l’horlogerie-joaillerie bien sur, mais aussi aux produits de tout les jours : les rasoirs, les crèmes, les condiments de cuisine, les fleurs, pourquoi faire un nœud de cravates Windsor au lieu d’un nœud plus simple, les livres etc, etc. La, je ne parle pas non plus d’un luxe bas de gamme, c’est peut-être tout juste naturel, sans honte. Car cela renvoie essentiellement des valeurs qui nous reflètent, que l’on inspire, que l’on expire.
Dans les voyages, le luxe qui m’inspire que je respire, c’est d’arriver, détaché de tout, dans un nouveau lieu, a la découverte, un luxe, une simplicité ou je me reconnais. Les cadeaux que j’ai appréciés souvent était ceux qui avaient cette valeur sentimentale du moment plus que l’argent. Enfin, ca cela dépendait aussi de ma position. La pyramide de Maslow des besoins élémentaires parait ainsi adéquate à quelques égards.
Oui, c’est un peu les fondements du marketing du besoin, du vouloir, et du pourquoi pas. (Needs, wants, hell yes) mais je me penche plus sur les fondements que j’y vois et je vois et j’expérimente de gauche de droite, donc oui, du pratique. Le Luxe est relie aux deux derniers points, si l’on devait catégoriser, le vouloir, et l’achat passion, mais ca reste un peu trop matériel pour que ca garde une substantifique moelle, donc je me suis permis de dériver. : )