Sunday, 7 July 2013

Haruki Murakami « DANSE, DANSE, DANSE »

Un "American Psycho" japonais, doux et humain, well speaking with this parallel from the book of Brett Easton Ellis I read a long time ago. Du « déneigement » littéraire pour paraphraser le jeu du livre.

Haruki Murakami « DANSE, DANSE, DANSE » - Editions du Seuil - Points

« Postface :
Cet ouvrage, commencé le 17 décembre 1987 et achevé le 24 mars 1988, est mon sixième roman.
Haruki Murakami
Londres, 24 Mars 1988 »

4 mois d’écriture en gros pour un bon tome de 500 pages. Ca doit être ça de se donner et de s’investir pour écrire un livre. La confiance dans sa plume et dans les lieux qui entourent cette plume. Un jour. La stabilité de l’esprit pour partir dans cette longue aventure d’écriture.

Ce livre me parle plus que tout autre de Sieur Murakami. Danse, Danse, Danse. Une drogue qui s’injecte doucement dans mes yeux et me font planer dans un monde différent, une pause toujours bienvenue.

Lieux, Temps, Actions, ambiance. Cela part moins dans le fantasque d’autres livres que j’ai lu de lui, et je me suis relié à ce jeu d’entrefilets du commun réaliste en me détachant de mon moi pour le rejoindre.

Et puis bon, tout de même, un coup de gueule, pas sur le livre : Au lieu d’étudier pour le bac les inepties  philosophiques d’un monde distant, et passé, celles de Descartes, ce roman humaniste pose des bases constructives pour réfléchir intelligemment par un roman...

Haruki Murakami « DANSE, DANSE, DANSE » - Editions du Seuil - Points

Juste une liste de morceaux choisis qui ont trouvé leurs échos dans ma tête, ni plus, ni moins.

Page 14
« Et quand j’écoutais les autres se décrire eux-mêmes, il me semblait qu’il parlaient d’eux comme s’il s’agissait d’une autre personne, et que nous vivions tous dans un monde aérien en respirant un air irréel .
(…)
Mon chien, pris par la pluie, est mort de pneumonie l’année de mon entrée au collège, et je n’en ai jamais eu d’autre. Mais j’aime toujours la natation »

Page 19
« Je ne suis pas un type bizarre.
Je le pense vraiment.
Je ne suis peut-être pas du tout dans la moyenne, mais en tout cas je ne suis pas bizarre. Je suis terriblement normal, à ma façon à moi. Complètement straight. Mais straight à la façon d’une flèche. Ma façon d’être est la plus inévitable, la plus naturelle du monde. Pour moi, c’est une vérité évidente, si bien que ça m’est un peu égal, ce que les autres peuvent penser de moi. La façon dont les autres me voient, c’est un problème qui ne me concerne pas. C’est leur problème. »

Page 44
« Le gaspillage est le combustible qui entraîne la contradiction, la contradiction réactive l’économie, et cette réactivation entraîne à nouveau le gaspillage »

Page 60
«Puis je () regardai la télé.  Tous les programmes étaient nuls. J’avais l’impression qu’on me montrait des vomissements artificiels. Comme c’était artificiel, ce n’était pas vraiment sale, mais si on les regardait fixement ces vomissements prenaient un air réel. »
Page 219
«  Strictement rien à faire. Elle se sentait seule et avait envie d’être dans les bras de quelqu’un, c’est tout. Et cette fois-là, c’était moi. »

Page 298
« -Je ne suis pas têtu, j’ai un système de pensée bien à moi, c’est tout.
-Un système ? (…) Ce genre de mots n’a plus guère de sens. C’est comme de fabriquer un ampli à la main avec un vieux tube électronique. On a plus vite fait d’aller dans un magasin et d’acheter un ampli neuf. (…) S’il s’abime, on vient vous le réparer de suite. Si vous en rachetez un neuf, ils vous reprennent l’ancien. Le système de pensée, ça ne vaut plus rien à notre époque. »

Page 360
« Voilà ce que j’avais envie de crier. Mais sans doute personne ne m’aurait-il écouté. Je n’étais qu’un citoyen de deuxième classe qui n’avait pas droit à la parole dans cette vaste famille. »

Page 407
« J’y ai souvent pensé pendant la guerre. Là-bas, il y avait de nombreuses façons de mourir. Mais je n’y pense plus beaucoup maintenant. Je n’ai pas le temps de penser à des choses aussi compliquées. La paix, c’est bien plus triste que la guerre… »

Page 437
« - Compliquée cette affaire, mon cher Watson, fis-je, m’adressant au cendrier posé sur la table.
Mais le cendrier ne me répondit pas. Et pour cause : il était intelligent et savait qu’il fallait mieux rester en dehors de toute cette histoire. »

Page 457
« -C’est triste, mais il était comme ça, dis-je. Un brave type qui méritait le respect. Mais de temps en temps on le traitait comme une poubelle distinguée. De nombreuses personnes y jetaient diverses choses. C’est facile de se servir de lui comme d’une poubelle, je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça. »

Page 458
« Je pense que la plupart des gens ne peuvent même pas comprendre de quoi je parle, pour commencer. La plupart des gens normaux ne pensent pas comme moi. Mais moi, je trouve que ma manière de penser est la plus correcte. (…) Être juste, et sincère si on peut. Moi, personnellement, je n’aime pas les gens qui en font pas ces genres d’efforts et se contentent de pleurer en disant qu’ils regrettent quand les gens qu’ils connaissaient sont morts.
(…)
Tout est dans les efforts de ce que l’on fait, c’est tout. »

Page 487
« Le passé augmente et le futur raccourcit. Les possibilités diminuent, les regrets augmentent. »

Page 531
« Pendant quelque temps on vit les médias se repaître de sa mort, tels des asticots sur de la viande pourrie.
(…)
« Il aurait fallu les tuer à coups de barre de fer », avait dit Gotanda. C’était simple et rapide. Et moi j’avais dit : «  Non, non, il faudrait les étrangler lentement »

Page 552
«  On change petit à petit, tu vois, on change sans cesse et, au fur et à mesure, un grand nombre des choses qui nous entourent disparaissent. On n’y peut rien. Les choses se figent dans notre conscience. Mais elles disparaissent du monde réel. »
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Thursday, 4 July 2013

When my heart skipped a beat


And I am thankful to the unknown lady who replied yesterday to an unexpected wink with a smile, definitely top notch simplicity I do adore.
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Monday, 1 July 2013

The puzzle palace - Where old news make new headlines.sob



1999, while I tried to brush up my english skills, I took the opportunity to read different books in english. Here one of them, so it is such a surprize I do reckon 14 years after, the headlines made by Europe discovering that. such a shame for long term memories, this brave new world is not the one I am part of. short term memories do characterize many of the actors around the table now, and that's a deep, deep shame if ever willing to move forward. Well at least, lazy journalists have a lot of news to release in the coming future, particularly on the somehow useless "privacy" stream of what one want to share anyway... sob.

If only "we" could learn from books around, rather than taking them as condescending. At least, it makes me believe that I might have an above average long term memory, no RAM, only ROM :) ...
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Sunday, 30 June 2013

Des Perspectives: La France par un chemin de Suisse.

Tiens, je tombe sur un mail (Merci à la petite souris) et donc cette photo d'article ci-dessous. C'est assez magnifique de diagnostiquer de si belle manière ce qui fait que je me désintéresse de plus en plus de ce vieux pays qui vit dans un autre monde qu'est la France.


J'aime particulèrement la fin de l'article et cette référence à une chanson qui me trottait en tête à sa lecture.

Bah oui, moi je reviens juste sur ce tipping point qui m'a vu me radicaliser. Durant les élections présidentielles l'an dernier, on pouvait compter sur les doigts de la main les occasions que les candidats (de tous les partis) prenaient pour parler de la place de la France dans le monde. Oui, la géopolitique a changé. La France est depuis longtemps loin d'être un fer de lance, et on peut sans problème ignorer son avis. La France n'a plus sa place dans le monde, du moins celle qu'elle avait il y a 40 ans et que l'on garde dans les esprits, et pire, la France doit apprendre à défendre sa place dans l'Europe.  C'est bien beau de se cacher derrière les projets réussis de la CECA, des débuts de l'UE, mais c'est il y a 50 ans, le monde évolue, elle, révolue. Faire la fine bouche est bien français, les moyens ne sont plus là pour avoir ce privilège. Bouh.

D'ailleurs cet article m'a tellement fait kiffé que je me suis permis de le retaper tout de go. Le journalisme français a aussi beaucoup à apprendre, comme tout le reste. :)

"Nos amis français sont venus Lundi à Berne. Une délégation du sénat en visite. On s'attendait à du lourd: on a été servis. La totale. Ce ton, ce style inimitable: ne jamais parler, toujours expliquer.

Au repas déjà, chez l'ambassadeur, une sénatrice "explique" que la France est un pays ultralibérale. Oui, Madame. Elle nous raconte les us et coutumes des habitants de cette terre lointaine. Inconnue. Je lui fais remarquer que si la France est un pays ultralibérale, la Suisse est un club échangiste. Sous ecsta.

Quelques minutes plus tard, en séance, un sénateur nous "explique" que nous ne comprenons pas la France. Et sa fiscalité. Il faut savoir que, pour un élu français en tournée en province, si on n'est pas d'accord, c'est qu'on ne l'a pas compris. Alors il réexplique, plus lentement. Il articule. C'est inintéressant, mais joli à entendre.

Puis, devant notre lenteur - tout helvétique -, une sénatrice admet alors que, dans le fond, nous "ne pouvons pas" comprendre la question fiscale française. Car la Suisse est, je cite, "en retard en matière de dépenses publiques". La preuve: les crèches. Je n'invente rien.

Désarmante France. Quarante ans de déficit, une dette abyssale, mais elle fait la leçon. Elle donne un cours de gestion de faillite au pays le plus riche du monde. Le cancre fait la nique au premier de la classe: le panache laisse coi. Admirable. Encore!

Moralité: la crise française est plus grave que prévu. On se trompe, notamment sur sa cause. La France ne souffre ni de son chômage ni de sa dette: elle est malade de son aveuglement. Incapable de se remettre en question. Le fameux "déni": l'Allemagne a tort, la Suisse a tort, tout le monde a tort.

Et la France? Elle a raison. D'accord? D'accord. Et pendant ce temps, elle coule. Encore et encore. C'est que le début. D'accord, d'accord..."

Fathi Derder - Conseiller national (PLR/VD)
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Saturday, 22 June 2013

Where glimpse over makes inspiring ideas.

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Sunday, 9 June 2013

Alexeï Oline - Une autre écriture venant de l'Est

Alexeï Oline - "La machine de la mémoire"

Feelings à la lecture :

Ce livre était là, entreposé au milieu de centaines d'autres volumes, et mon regard s'est posé avec insistance sur lui sans que je ne sache pourquoi. L’heure de la récompense, les minutes qui m’ont fait valsé avec intérêt dans un autre monde pas si loin.

Une accroche qui m’a fortement arrimée ; cela se passe dans le Moscou de maintenant, ou presque. Mais bon, au-delà des livres français comptant pour tien tournant autour de la scène parisienne, éternelle phare centralisateur de bons nombres d’œuvres. La décentralisation n’est pas encore de mise. Même mon dernier opus, Pomme d’apopi se raccroche aux branches parisiennes distantes et éphémères pour rendre réalité aux faits du roman sans tergiverser la géographie plus loin, du moins en France.

Pour revenir au point principal, les scènes s’écrivent et se vivent à Moscou, une toute autre culture qui m’a fait rencontré des groupes de rock, des écrivains, des décors russes que j’affectionne particulièrement. Les notes de la rédaction incluses dans ce livre m’ont donc grandement absorbées.

Et une histoire, un roman, une fable, que dis-je un conte moderne qui a apaisé mes yeux avides de découvertes un instant.

Citations - Alexeï Oline - "La machine de la mémoire" - Editions de l’aube

Page 16
« Le sous-marin est une boisson éminemment artistique. On verse dans une chope un petit verre de vodka, on y ajoute de la bière blonde, et après avoir pris soin de bien appliquer sa paume sur le récipient, on agite énergétiquement : ça symbolise sans doute l’un des quatre éléments de l’univers. On peut consommer. »

Page 28
«  Stéréotype évolutif. Toute ma vie n’est faite que de cela. »

Page 37
« Je ne versai pas de larmes. J’avais près de vingt ans, j’étais adulte, j’étais un homme que l’expérience de la vie avait assagi et qui avait perdu l’habitude de pleurer. »

Page 70
« Un homme et une femme se jurent un amour éternel devant un perroquet de prêtre, tout en se glissant à l’annulaire un anneau d’or.
Pourquoi juste à l’annulaire ?
A quoi pensent-ils ? »

Page 93
« -Le ciel est le même pour tous.
-Les hommes lèvent rarement la tête. »

Page 123
« Sans défaites, les victoires n’ont aucuns sens. C’est un fait. Mais un jour, les victoires elles-mêmes cessent de nous faire plaisir… »

Page 131
« Une idylle est un court-métrage. Sinon, elle sonne faux. Il est impossible de faire un film d’amour de trois heures : le metteur en scène, le scénariste, l’acteur … et le spectateur en auraient vite assez. Ce serait comme si on se nourrissait exclusivement de rahat-loukoum. Trois fois par jour, sept jours sur septs»

Page 173
« … mais quand l’imagination vient à manquer … Le monde se présente tel qu’il est en réalité, et il n’a vraiment rien de réjouissant. »

Page 174
«…
 Et savez-vous pourquoi ? Parce que la fin du monde ne sera provoquée ni par une météorite, ni par une comète, ni par un abominable virus. La fin du monde est survenue, il y a longtemps, quand nous avons cessé d’imaginer, d’inventer quelque chose de nouveau. »

Page 185
« Les garde-fous étaient défaillants : la faim, la peur, l’attirance sexuelle – tous ces instincts primitifs qui nous forcent à nous accrocher à la vie.
Je devais présenter, de l’extérieur, une tête effrayante.
Pas lavé, pas rasé, ivre. »

Page 192
« Peut-être avais-je, en effet, trop lu de livres écrits par des gens dérangés du cerveau, éternellement mécontents de tout. »

Page 195
« -Tu ironises, c’est bien ! Les malades mentaux ne le font pas, habituellement. »

Page 204

« Mon humeur est comme dans la chanson de Jamiroquai, Starchild. J’accélère le pas. »
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Wednesday, 5 June 2013

Coldplay - Paradise

Falling back on that from a post I definitely enjoyed. I fell and stopped for a delightful second on it, well more like 336 s to be exact.


Just so far from the what appears new breed of French singers I am unfortunately hearing here and there since too long, despite my displeasure. Zaz and some enjoyable others might be the exception to this new rule. I know it s not new, I totally go with it, Coldplay here privilegizing again the delicate sewing of a melody to the voices of a wonderful singer & chorus.

'cause music is more than singing, isn't it?

haven't find yet the soundtrack for this piece of text from James Frey:

“The Young Man came to the Old Man seeking counsel.
I broke something, Old Man.
How badly is it broken?
It’s in a million little pieces.
I’m afraid I can’t help you.
Why?
There’s nothing you can do.
Why?
It can’t be fixed.
Why?
It’s broken beyond repair. It’s in a million little pieces.”



Yours Truly

Cette jeune personne se rendit vers ce vieux sage pour prendre conseil.
J’ai cassé quelque chose, mon vieil ami
Dans quel état cette chose se trouve ?
Elle est cassée en millions de petites pièces.
Je pense ne pas pouvoir t’aider.
Pourquoi ?
Il n’y a rien que tu puisses faire.
Pourquoi ?
On ne peut pas la réparer.
Pourquoi ?

C’est cassé au-delà de toute réparation possible. C’est un tas d’un million de pièces.

Oui, quelques lignes entre autres qui m'ont donné de l'inspiration et qui se sont retrouvés dans mon dernier livre sur liseuse kindle ou ici pour le plaisir physico-gastrique. J'ai l'esprit des contrastes, et donc je finis sur cette belle ode dans cette langue chantante qu'est l'espagnol, magnifique.


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