Il fut un temps pas si lointain ou les livres se vendaient du bouche a oreille, et non pas avec le désormais buzz marketing quotidien. Ce buzz qui a affecté le "journalisme" de bout en bout dans l’affaire DSK, sur lequel certains journalistes reviennent pour critiquer, 4 mois après, la pesanteur du traitement de l’information qu’ils ont donne a cette affaire. Non, il n’est pas innocent, pas encore jugé coupable, je l’écrivais déjà il y a 4 mois. Laissez la justice faire, elle a besoin de temps pour être juste, c'est son coût.
Alors il y a buzz (Frederic Beigbeder, interview Europe 1 qui a écrit un nouveau livre qui parait dans la continuité d'un écrit en 2001: "dernier inventaire avant liquidation", Joseph Mace-Scaron, « Ticket d’entrée ») et il y a le bouche a oreille (pour moi, Carlos Ruiz Zafon, ou encore "un roman français", du meme F. Beigbeder, et "les coloriés" de A. Jardin), ces pépites qui crépitent de bouche en bouche et qui nous fait aller soit en ligne, soit chez notre libraire. Ces livres qui existeront longtemps après leur sorties, du moins pour tout un chacun. et les livres qu'on découvre, la une chance sur deux, je prendrai toujours le risque.
Oui, je distingue les perceptions buzzique et du word of mouth : le buzz est un bruit sur de l’info (bruit blanc pour les physiciens), le bouche a oreille communique l’info et ajoute la perception de l’intermédiaire qui le transmet. Le buzz se construit sur les positions défensives. Damned it. Alors que les livres doivent évoluer, je pense, enfin moi, que c’est clair.
Attention, je replace le contexte : je ne parle pas de la propriété intellectuelle des livres écrits avant disons je ne sais pas quand, qui ont gagné leurs étoiles, et leurs 70 ans de défense utile, et dont les négociations doivent se faire avec leurs auteurs, ou progénitures au cas par cas. Je parle de ces auteurs qui écrivent de nouveaux livres sans prendre en compte, plus que sur la défensive, l’évolution du monde à coté. Un déphasage des mots qui apparait comme une envie de faire marcher le buzz pour le buzz, niveau Dr. House & Mr. Morandini.
La musique a du, doit, y faire face. c’est une industrie plus digeste que celle de l’édition. 400 pages nécessitent deux jours d’attention dans le genre, un CD dans son entier, au maximum deux heures. L’industrie de la musique et les musiciens trouvent les concerts, et de nouveaux talents peuvent être découverts chaque jour a tout un chacun, du moins, je l’espère.
En littérature, on continue les ratures, on fait du surplace, on ne comprend pas comment arrêter l’hémorragie des lecteurs et comment en attirer de nouveaux, et la je généralise ce malaise (les sondages nous abreuvent chaque jour donc je peux bien prendre mes infos de l'INSEE ). Au lieu du buzz et de la défensive, il serait intéressant de voir a construire avec, et non plus contre, du moins pour les nouveaux ouvrages, on travaille déjà sur les anciens libres de toute propriété intellectuelle. (Bibliothèque Gallica et autres développements).
Comme les livres ont su prendre rebond sur l'introduction des livres de poches, bah maintenant il s'agit de livres de poches électroniques, non?
As a product, and pricing is quite difficult in the internet days, I do stand on the same wave I have with the luxury world. We are dealing with products and services that reflect the values or interests of the customers. And it is up to all of us, authors, publishers and readers to score the perceived price by the customers. Apart if an already known author, I believe we are still wandering around in these waters. So watching the buy as you wish, pay as you go, or monthly subscriptions perhaps part of the equation
Donc comment rebondir, et redonner le gout de lire ? D'ailleurs, la phrase que j'ai choisi pour ce blog entendue par ci, par la, prend ici encore toute sa place: "Si on ne peut contrôler le vent, on doit au moins chercher a naviguer utilement"
Références: hyperliens de ce billet et pourquoi pas




