Monday, 23 February 2015

Soumission - M. Houellebecq



L’hypocrisie et la sainteté saleté des journalistes français, enfin de ceux majoritaires dont on entend malheureusement la voix, qui osent formater nos pensées sous un « nous » royal me révolte encore une fois.

Ce livre, je ne sais pas si je l’aurais lu dans d’autres circonstances. Enfin, à traverser les égouts littéraires par les envies du moment, je ne me serai jamais arrêté sur Frédéric Beigbeder, ou Nicolas Rey. 

Mode quand tu nous tiens, quels choix tu nous soumets...

Bref, et dans les brèves de comptoir, ce livre m’inspire juste une chose qui paralyse un pays dont je suis l’enfant depuis quelques siècles :

Refuser l’intolérable permet de garder bonne conscience.

Le reconnaitre permet de l’affaiblir.

Ah la diabolisation du schmilblick. Un livre qui surfe sur une fiction possible, rien de bien moins étrange. Les deux autres auteurs dont je cite les noms ci-dessus n’ont même pas fait l’effort de projeter leur écriture dans la société.

Ce qui m’a plus dérangé, ce qui est moins surprenant de Michel Houellebecq et franchement gratuit, la conclusion en trois petits points autour du sexe bestial et de la réduction de l’islam à l’homme, et non la femme. Pourtant ce tissu familial autour de la femme qui est prédominant dans ce que j’ai cru remarquer au Sénégal.


Bref, à Houellebecq, comme aux journalistes, un hors sujet. Ce livre en présente au moins une trame possible loin de l’équilibre dans lequel le pays d’où je viens se définit.
[COMMENT: Potential image copyright issue detected]

No comments:

Post a Comment