L’hypocrisie et
la sainteté saleté des journalistes français, enfin de ceux majoritaires dont
on entend malheureusement la voix, qui osent formater nos pensées sous un « nous »
royal me révolte encore une fois.
Ce livre, je ne
sais pas si je l’aurais lu dans d’autres circonstances. Enfin, à traverser les
égouts littéraires par les envies du moment, je ne me serai jamais arrêté sur Frédéric
Beigbeder, ou Nicolas Rey.
Mode quand tu nous tiens, quels choix tu nous
soumets...
Bref, et dans les
brèves de comptoir, ce livre m’inspire juste une chose qui paralyse un pays
dont je suis l’enfant depuis quelques siècles :
Refuser l’intolérable
permet de garder bonne conscience.
Le reconnaitre
permet de l’affaiblir.
Ah la
diabolisation du schmilblick. Un livre qui surfe sur une fiction possible, rien
de bien moins étrange. Les deux autres auteurs dont je cite les noms ci-dessus
n’ont même pas fait l’effort de projeter leur écriture dans la société.
Ce qui m’a plus
dérangé, ce qui est moins surprenant de Michel Houellebecq et franchement
gratuit, la conclusion en trois petits points autour du sexe bestial et de la
réduction de l’islam à l’homme, et non la femme. Pourtant ce tissu familial
autour de la femme qui est prédominant dans ce que j’ai cru remarquer au Sénégal.
Bref, à
Houellebecq, comme aux journalistes, un hors sujet. Ce livre en présente au
moins une trame possible loin de l’équilibre dans lequel le pays d’où je viens
se définit.

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