Thursday, 19 February 2026

Un Homme Pressé – Extrait 7

Un Homme Pressé – Extrait 7

quête dun toit pour le soir. Il trouve rapidement un appartement à louer pour la nuit, à un bon prix. Vu la saison, il se permet même de faire jouer la compétition. Les francs CFA lui parlent en nombre tellement énorme, quil sent sa pointe davarice ressortir. Finalement, il trouve endroit à son portefeuile. Une fois ses affaires posées dans un coin, il na pas faim et décide de sinstaller sous la moustiquaire pour profiter dune nuit de sommeil. Le lendemain, son estomac se rappelle à lui et il trouve rapidement lobjet de ses désirs: un café, des tartines et encore mieux, quelquun pour lemmener sur lîle. Florent prend place dans la barque. La pluie du jour précédent laisse place à un soleil de plomb, le temps de rejoindre Mar Lodj. Contact Son corps exhibe ses couleurs vanille-fraise après ces quelques jours où le soleil tronait sur le ciel par intermittences. Florent marche alors jusquau centre du village. Il prend place devant un arbre célébré pour son âme animiste. Et Il attend. Un groupe de six autres personnes le rejoint quelques temps après, se demandant sûrement ce que fait ce toubab ici. Ils ne sapprochent pas, ils lobservent. Devant cette situation, il prend les devants, et, sans savoir à à qui adresser son message, il le répéte en écho à ses questionnements. - Etienne? Une personne savançe vers lui. Sûrement Etienne. De suite, Etienne lui présente une amphore que, lui et ses compagnons, ont trouvée non loin dici. Sans introduction, Florent sinscrit dans sa suite. Il regarde à lintérieur et ne voit rien, un rien teinté de noir. Circonspect, il plonge sa main dans lamphore. Ses doigts se posent alors sur ce qui lui semble être une étoffe fine et rigide. Délicatement, il sort un papyrus. Immédiatement, il le protège des futurs assauts du temps sous du plastique artificiel et jette ensuite un il sur le contenu. Dubitatif, ses yeux essaient de donner du sens aux formes qui sinvitent sous ses yeux. Il pense pour lui-même: - Hum, Sarah pourrait maider là-dessus. Etienne et les autres nont toujours pas dit un mot. Dans le respect de ce silence, Florent les remercie dun mouvement de tête, puis prend son appareil photo pour faire un scan rapide et lenvoyer à Paris. Torticolis de lespace-temps, déjà, cette simple action lui rappelle son retour proche, trop proche, et surtout, le voyage et comment aller jusquà laéroport. Demain, demain. A chaque jour suffit sa peine. Là, il prend part aux joies de ce camp de base. Etienne et ses compagnons linvitent à se découvrir plus loin, à laisser son futur derrière lui un instant. Mais, le soir venu, lamphore revient dans ses pensées, et il pense à ce papyrus teinté dun symbole templier, ou peut-être une signature tout en bas. Tant de suppositions possibles, comment affirmer ces perspectives? Il se résout à attendre plutôt quà laisser son esprit divaguer. Oui, ce dernier ne se laisse pas mater si facilement. Cette pensée est bien ancrée, et Florent doit penser à ce qui suivra. Comme si ce document avait été archivé il y a bien longtemps, comme si ce papier en appelle dautres. Comme si Comme si Il décide de changer son vol de retour et de se rendre à Césarée. Pour faire taire les voix qui prennent échos sur ses questions, il allume son téléphone et branche ses écouteurs. Lets get it started. Black Eyes Peas. Alors quune moitié du monde se couche, lautre se lève. Et Maintenant Quoi de neuf, docteur? Française jusquau bout des seins, de cela, il ny avait aucun doute possible. Même si pour elle, cela tient plus de laccident, de ceux que lhistoire avait dans ses réserves, que de sa volonté propre dappartenir à ce pays qui se voilait didentité. Durant les deux derniers siècles, son lieu de naissance était passés sous pavillons français, sous ceux allemand. Dailleurs, les villes ici


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Un Homme Pressé – Extrait 6

Un Homme Pressé – Extrait 6

se tait et boit sa bière. Une des femmes, pointant le livre quil avait dans les mains, linterroge alors que leurs regards se croisent: - Cest bien le guide du routard. Vous êtes Français? Vous êtes perdus? Il sintroduit avec eux et répond par des questions. Sur eux, sur ce qui les avait amenés ici. Les membres de ce groupe sétaient installés ici il y a une dizaine dannées, dautres plus récemment. Tous vivent dorénavant ici à temps plein. Et on lui pose la question quil attendait: - Et vous comptez dormir où ce soir? - Je ne sais pas. Ce matin, je comptais arriver à N'dangane. Je vais rester ici. Vous connaissez des adresses? Ils soccupent de sa préoccupation rapidement, et une fois le marché conclu, le directeur, de lhôtel où il allait loger, dit à lassemblée: - Ecoutez, allons finir la soirée chez moi. A cette époque de lannée, la saison touristique continue de se draper dinvisible. Au bon endroit, au bon moment, le gite lui est offert. Plus quun domaine, un petit paradis. Une fois arrivé, Florent profite toutes mirettes dehors de la vue depuis cette colline dominant le siné saloum encore bien loin. Puis il rejoint le groupe pour continuer la soirée au bar de lhôtel. Le gérant lui remet les clés dun des bungalows, et sorganise pour quune des voitures laide à rejoindre Mbour le lendemain. Eméché, fucked up a little, il les remercie et se retire dans son logement. - Merci. A demain alors. Transhumance de lâme La matinée arrive, chargée de toutes ses promesses. Sur son trente et un de randonneur, il rejoint le bar. On lui sert un petit-déjeuner. Il échange ses contacts avec les hôtes et suit Marcel, son chauffeur. Equipé de son barda, le 4x4 lemmene au carrefour de Mbour, juste après Saly. A la gare routière de cette ville, Il attend la mise en mouvement dune 505 break, couleur marron cette fois. Cest fou comme la banalité prend de plus en plus demprise sur lui. Des moments très communs pour les autochtones sinscrivent dans la splendeur du renouveau chez lui. Cette fois, le véhicule sagrémente de manière variée, une poule lui picore le coup. Pas encore arrivé à destination, le chauffeur lui fait prendre un détour. Il va toujours vers le Sud, le soleil le lui rappelle, et cette fois il sera déchargée à Samba Dia. Plus il avance dans le sud, plus il semble quil découvre des villes de plus en plus petites, de moins en moins peuplées, de plus en plus vivantes. Le chauffeur lui avait dit de ne pas sinquiéter. Il le lache ici mais même si le coin paraîssait perdu. Toutes les voitures dans la direction du sinè saloum passaient par ce croisement. Aucune autre option? Non. Rien, au revoir et bonne chance. Mieux que rien, et la roue redémarre. Bonne chance, oui. Il aime aller à sa rencontre, et plus dune fois, elle sétait écartée de son chemin. Mais pas maintenant, seul un épisode de pluie vient ponctuer son attente. Quest-ce qui lui avait pris de venir au Sénégal en Septembre A Samba Dia, il parcourt rapidement les lieux, se remplit la panse et décide de revenir au carrefour, où il sasseoit sur un banc à labri. Hyperactif, il se renfrogne dans sa coquille et sort juste de son repaire au bon moment pour devenir visible et interpeller les voitures qui passent. Au bout dune heure, ses efforts sont récompensés. Cette fois, cette voiture lemmène aux portes du Siné Saloum, à NDangane. Enfin. Une journée pour rejoindre NDangane de Mbour. Dans un contexte européen, il entendrait déjà les plaintes, tout autant de klaxons qui ne trouveraient pas doreilles à qui parler. Mais là, rien de tout cela. Le quotidien sécoule au naturel sans que rien ne paraisse hors des normes. Sans sourciller plus, il sadapte donc à ces dernières. Cest déjà ça que les rides nauront pas, quil se dit pour garder un entrain. A NDangane, il part de suite en


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Wednesday, 18 February 2026

Un Homme Pressé – Extrait 5

Un Homme Pressé – Extrait 5

rythmes que sa partenaire imprime de ses hanches. Le corps parle, lesprit sendort. Non, il sévade. Les vices cachés dune voiture décalquée. Blanche-neige sintroduit dans son cerveau, les sept nains apparaissent pioches à la main. Il bande, il sévade enfin de son cerveau. Combien de temps, combien de temps? Tant et si peu quil en oublie les respects du gentleman pour retrouver ceux de lalpha-mâle. Une route en dur, un arbre marqué du sigle de lunion africaine, il revient à son hôtel. Transhumance des corps Se rendre au Siné Saloum, plus facile à dire quà écrire, peut-être. Rejoindre cette route parmi les nomades nest pas chose aisée. Surtout pour lui, qui, pourtant de retour sur ce sol, a du mal à oublier le la de ses références européennes. Il est parti tôt vers la gare routière Pompier. Là-bas, sa tchatche francophone laide un peu, ses bases de wolof beaucoup moins. Finalement, il réussit à prendre place sur un des sièges arrière dune Peugeot 505 couleur bleu foncé. Faute de mieux, il se fait une place pour être sur de ne pas être oublié, et il attend, attend, attend. Un riff retentit. Des pistolets et des roses peuplent la nef de son cerveau par écouteurs interposés. Et il attend. Attendre, parce quil manque trois personnes pour remplir la voiture. Pas forcément comme ailleurs, les taxis ne travaillent pas à capacité réduite. La voiture a, ici, ce symbole de sociabilité au-delà du pouvoir de partage, au-delà de ces paysages, de ces vies, que dautres ignorent. Elle regroupe, elle assemble, elle compose un voyage à part entier. Patient, Florent imagine donc Tic courir vers Tac sur la bande son dune batterie, et il regarde les aiguilles de sa montre. Il verrait bien ces deux écureuils finalement se rencontrer une bonne fois pour toutes plutôt quà un croisement sordide chaque heure. La dimension dune éternité où les heures passent, où Tac continue dignorer Tic à intervalle régulier et donc Florent continue de les ignorer. Par ennui, non, il décide de se tourner vers les autres passagers qui ont pris place. Enfin, la voiture démarre. Elle emprunte les rampes de sortie de la capitale. Sous les roues du carrosse, Florent apprécie les dons de transformistes du bitume. Les embouteillages permanents refoulent un mélange pétillant quest la circulation routière. Les voies deviennent piétonnes tant les vendeurs ambulants les parcourent. Il ny a pas de mauvais endroits pour vendre. Tant mieux, il a oublié dacheter une carte SIM pour son téléphone portable, en profite aussi pour acheter de leau. Le temps, lui, continue de sécouler. Si bien quil se met à divaguer dans dautres questions existentielles. Celle du moment: sur le nombre descargots qui les dépasseraient à cette allure. Dailleurs, y-avait-til des escargots sous cette chaleur? Ici aussi, non? Finalement, le taxi ne peut se résoudre à continuer. Florent est le dernier passager et NDangane très, trop, loin. Le chauffeur lui indique quil se rendra à Popenguine. Assez loin, mais pas trop prêt pour avoir des remords. Et Florent descend du taxi, alors que le crépuscule fait de même sur la journée. Il est arrivé. Où? Il ne sait pas encore. Donc, il se promène au gré de son envie. Tiens, sur la plage. Dans un des nombreux coins paumés que le monde ne sait regarder plus dune fois, il se met en recherche de vie. Dans la pénombre, il ne distingue rien et ne sent pas laise dagresser les visages des gens de sa voix dans lobscur. Mouvement solitaire à la recherche du solidaire. Que faire quand il fait nuitet quil pleut? Aller là où il y a de la lumière. Il vadrouille sur le bord de plage et porte son regard vers les bars ouverts. Dans la ville au Jésus noir, il trouve ainsi ce bar rempli dactivité, il semblerait. A lintérieur, il sattable et entend quon parle français non loin. Florent


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Un Homme Pressé – Extrait 4

Un Homme Pressé – Extrait 4

Dans leur positif, dans leur négatif, il le sait, il le sent, il ne se ment, sinon silence. Les différences attirent, à porter la beauté de lautre. Tant mieux. Son autre lui linjective: Arrête là, mon vieux. La philosophie tembarque encore une fois. Ques-tu venu faire ici? Penser, ou ah oui, cest ça: Un voyageur particulier, on lui avait rapporté une découverte près du Siné Saloum. Il est venu prendre possession de ce trésor. Fin du monologue intérieur, il reprend son chemin. Depuis la dernière fois quil avait rejoint la corne ouest de lAfrique, le décor sétait embourgeoisé, de renouveau pas si re que nouveau. Silence. Il part rejoindre les personnes quil avait connues il y a de cela un moment. Après une dernière route de terre ponctuée dun terrain de football, il arrive devant la maison, ne trouve pas de sonnette, et toque. A travers la porte, une voix lui demande: -Salam malikoum, qui est là? -Malikoum salam, Florent, je suis là pour voir Bakary. La porte sentrouvre pour reconnaitre ce visage. Bakary lui ouvre son foyer. Dun pas plus décidé quabstrait, Florent entre dans ce salon en plein air. Bakary est juste à côté de lui, et il croise les regards de sa mère, ses surs, son autre frère. Huit heures du soir, toute la famille commence à préparer le repas du soir. Une grande poêle dun mètre de diamètre se trouve au centre des attentions. Puis, une dernière prière et les mains plongent pour remplir les assiettes. Après une brève introspection immobile devant ce spectacle familial, Bakary linvite à sasseoir et lui demande: -Comment sest passé ton voyage? -Pour dire le moins, pleins de surprises. Florent navait pas dit un mot depuis Charles de Gaulle. Pas de je vous ai compris, mais un long monologue qui concentre les regards sur lui. Duns se demandent de quoi il cause, dautres lignorent avec politesse et se remette à leur tâche. Quand il eut fini de parler, Bakary réfléchit puis linvite ensuite à suivre une route. Une suggestion parmi toutes celles des possibles. -Maintenant, tu dois donc aller vers Mar Lodj. Rejoins la gare routière de Dakar. Une fois arrivé à Mar Lodj, va voir Etienne et dis lui que tu viens de ma part, il tattend. Discussion très succincte. Pourquoi ne pas lui avoir dit alors quils avaient communiqués récemment, lui en France, Bakary ici. Il plonge alors la main dans le plat et mange en partageant ces légers riens qui remplit son estomac plus que tout repas quil avait pris en France. Pour Bakary, la question ne se pose pas. En quoi est-ce un détour? Cette étape forcée offre de quoi sassurer quil ira jusquau bout. Les vols internationaux atterrissent à Dakar de toute façon. Et là, il se trouve dans lambiance, un plaisir. Des riens qui amènent des rires, beaucoup, longtemps. Les mains se pressent dans le plat, les manières laissent place aux sourires. Si bien que quand la nuit se fait plus insistante, Florent sexcuse pour commencer sa cavalcade sur Dakar Centre: -Choukram Bakary, une soirée top. Djereeiev. -Merci, dis bonjour à Edouard de ma part. -Oui Je ny manquerai pas. Bien, nos chemins se séparent. Je men vais vers le Siné Saloum donc. -Que ce futur tapporte les réponses que tu recherches. - Jen ai déjà trouvé une bonne partie, merci. Hors de la maison, les bruits des alentours réveillent sa conscience ensommeillée. Les cloches sonnant la fin du laïd doivent encore attendre un peu. Et le carrosse encore oublier pour un temps la citrouille. Et toute cette énergie alentour se retrouve dédiée à la nuit. Et lui, se laisse harponner par un groupe. Brève discussion qui lemmène dans une discothèque du centre-ville. A linterieur, comme à lextèrieur, peu de monde. La période dhivernage fait des ravages. Ainsi soit-il, il se laisse aller aux voluptés du lieu. Un verre à la main, il profite des


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Tuesday, 17 February 2026

Un Homme Pressé – Extrait 3

Un Homme Pressé – Extrait 3

délivré. HYPERLINK "fr.wikipedia.org/wiki/Apocalypse" fr.wikipedia.org/wiki/Apocalypse c. 


Dans les starting blocks 


 Un an et demi auparavant Huit heures moins dix, Florent fait ses valises: - Tu prends trois caleçons, trois paires de chaussettes, deux tee-shirts, un pull, un bermuda et un pantalon. - Merci, la petite voix, mais toi tu restes ici. Il en a ras la couette du quotidien à nen plus finir du cot-cot régulier. Suite à ce message reçu il y a quelques jours, son avion partait dans la matinée, et lui avec. - Le tout attendra. La petite voix revient: - Mais pourquoi tu y vas? On n est pas bien ici, tous les deux. 

 - Je dois y aller. Tu connais ma curiosité, je ne tiens plus en place. Ma place est dans le mouvement. Aller lá-bas. 

 La petite voix: - Oú tout est neuf et sans grillages 

 - Pas exactement mais les trois petits points posent bien les fondations. Je sais, je sens, que je dois y aller, je dois comprendre ce quils ont trouvé. - Pas la première fois que tu me laisses au débarras Et ça tapportera quoi cette fois? - Pas grand-chose jusqu'à présent. Toujours le prochain coût. Il suffirait juste que je sois à la bonne place au bon moment, qui sait? - Oui, donc Rien, nada, nichevo et tu continues de te bercer dillusions à penser quun plus grand destin tes promis. - Ta gueule. - Cest toi qui parle. - Je sais. Pas la peine de m emmener réfléchir, jai besoin d actions et de te débrancher un moment. PIERRE Petit à petit Knocking on the door, he stands even. Passeport. Il tend son passeport à l officier qui appose rapidement son tampon après avoir trouvé une page vierge. Il rejoint les tapis roulants et retrouve son bagage. 

Et il avance. Et devant lui Rien ne le retient, l aéroport est vide, personne pour l accueillir. Il retrouve le distributeur bancaire et retire quelques liasses de papiers. Et il avance. Dehors. Son bras droit se lève. Taxi? Passées les péripéties du voyage, particulièrement les 3000 francs CFA de cette première course, il s épargne les calculs des suites possibles. Il se couvre dans ce calme et réveille sa conscience peu après avoir rejoint le centre de Dakar. Là, il retrouve des airs d antan. Une foule qui part dans tous les sens, les voitures qui cherchent leur chemin au travers des piétons, les bazars tous les cinq mètres. Son sac ne l handicape pas dans ses pérégrinations. Arrimés sur son dos, il le suit, et lui s arrête près d un square profiter d un flux et de son reflux qui s offrent ensemble devant ses yeux. Il s arrête sur une devanture, prend un café Touba. Et repart le long de la rue Joseph Gomis. Là, il demande à un passant sil veut profiter dun taxi vers Guediwahe. Ce dernier en arrête un rapidement, et ils s en vont vers cet ailleurs un peu plus loin. Le paysage des mamelles, celui des corniches, celui du centre-ville, laisse alors place aux charmes de la banlieue est de Dakar. 

 Arrivé au centre de Guediwahe, près d une mosquée qui avait marqué sa mémoire, Florent remercie le chauffeur et son compagnon de voyage. Ensuite, il vagabonde dans la faune humaine bien vivante de cette flore urbaine. Miam, ça sent bon le dépaysement. Derrière ce coin de rue, quoi? Surprise sans prises, dans l air du vent, dans le rythme de son temps. De son arrivée dans le sas de décompression qu était laéroport Léopold Sédar Senghor, ici, il s imprégne enfin des humeurs locales. Lui, tout blanc, se retourne vers son autre lui et réfléchit. Là, il comprend une nouvelle fois la teneur inconsciente dun léger racisme. Le temps vire à l hivernage, et les touristes se font rares, surtout dans cette partie de Dakar. Même lui voit bien l exception qu il porte en lui. La différence attire. Si on faisait une photo, il en ressortirait bien vite dans le regard du spectateur. Pas pour lui déplaire. Equilibrer les mots.


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Un Homme Pressé – Extrait 2

Un Homme Pressé – Extrait 2

dimensions de son âme, de sa croyance, létendue dune steppe qui senracine sur son cur toujours palpitant. Alors artiste, non. Croire en lui par les yeux dautrui lui renvoit un reflet anodin, de ceux des perceptions de chacun quil ne peut forcément comprendre en létat. Il remet ses lunettes du quotidien et se pose la questionà voix haute: Croire. appelle un complément. Croire à qui, croire à quoi? Au dieu technique? Et sa rationalité ultime au point doublier lessence irrationnelle de son esprit même. Aux dieux religieux? A ce pluriel qui enfonce lesprit dans linconnu. Suivre cette voie toute tracée, et ne pas chercher à remettre en question des axiomes, des postulats qui rendraient les grecs fous. Au dieu humain, cette image que renvoie la surface argentée du miroir qu Eloris avait posé sur son bureau et oublié de récupérer. Les reflets que chantent ce miroir lui fait vivre une musique du temps qui passe, une mélodie qui lui est très familière parce que cest la sienne, et parce quelle ne passe jamais de mode. Croire en soi, ses valeurs, ses raisons, au point de rester au point mort de léternelle remise en question. Eternelle, le temps dune vie. Il se retrouve bien dans ces valeurs que son cur fait un moment palpiter. Même dans son inaction actuelle, dans ses réflexions dintrospection, son cur bat encore et toujours. Bim Bom Bam Bim Bom Bam Bim Bom Bam Tchou. Le tambour sonnant dans son oreille sallie au bruit de la rue pour le libérer de son cinéma intérieur. Devant lui, un coupe-lettre, une feuille désespérement blanche, il se libère, en repassant les points d interrogations à ceux en !. L espoir faisait vivre, il fait rire, il fait pleurer. Il croit à ses pieds, ca le fait penser et en plus ca le fait marcher. C est dans cet optimisme qu  il prend la mesure de la situation, et qu il agit, action finale dun esprit dérangé on ne peut plus heureux. Plus et on part à la dérive, moins et on sent quil reste du mou. Tendu, et il se sent attiré, inéxorablement, béatement, sans autres alternatives que de continuer sa marche. Quest-ce qui differencie un pervers d une personne normale? De moins en moins. Balade dans le flou. Ceci est mon histoire, ma quête, la raison pour laquelle je suis là devant ce livre et m apprête à faire ce que j aurai pensé comme inconcevable il y a seulement trois ans. Florent Retirez-vous maintenant. Mais laissez moi finir. Non. Bon. 


Contexte dun texte que vous trouverezpas loin: Quest-ce que l Apocalypse? Non, pas l apocalypse au sens hollywoodien : L Apocalypse ou Apocalypse de Jean ou encore Livre de la révélation, également appelé Révélation de Jésus-Christ(en grec ancien:apokálupsis Isou Christoi) suivant les premiers mots du texte, est le dernier livre du nouveau testament canonique. L'oeuvre est composée vers la fin du ier siècle par un auteur judéo-chrétien qui se nomme Jean et réside à Patmos au moment de l écriture du texte, et que la tradition a identifié parfois à l apôtre Jean fils de Zébédée ou à Jean le Presbytre. Une autre tradition, contestée dès son apparition au iie siècle, estime que le même auteur aurait écrit l'évangile selon Jean. Étymologiquement, le mot apocalypse est la transcription d un terme grec: ÀÅÈÂ/apokálupsis signifiant dévoilement ou, sous un aspect religieux, révélation et appartient à un genre littéraire juif puis chrétien de type ésotérique la littérature apocalyptique qui présente une grande diversité mais qui a en commun un goût prononcé pour l'allégorie ainsi que pour le symbolisme et dont l Apocalypse de Jeanconstitue un modèle du genre. Le texte, d'essence prophétique et dont l'auteur se réclame d Ezechiel se présente ainsi comme une révélation de Jésus-Christ qui dévoile à Jean quel est le sens divin de son époque et comment le peuple de Dieu sera bientôt


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Monday, 16 February 2026

Un Homme Pressé – Extrait 1

Un Homme Pressé – Extrait 1

Un Homme Pressé Man in a hurry Henri Moufettal 

 Peut-être serait-ce un bienfait, pour un vieux peuple, de savoir plus facilement oublier. Marc Bloch - Létrange défaite - Bien entendu. Il te fera reprendre et changer le texte de A à Z. Tu devras utiliser le noyau de l'histoire commme un squelette. Garder autant que possible l'atmosphère générale. Mais le style, il faut le modifier en profondeur. Autrement dit, procéder à une vraie adaptation. Cest toi, Tengo, qui seras chargé de ce travail. Moi, je moccupe de la production dans son ensemble. Haruki Murakami 1Q84 


 Le silence me conviendrait sil nétait pas interpreté. Devant le mégaphone de li-nternet, marque déposée par la pomme, Tentative dévasion. Prison Break Troisième, ces pages drapent ma voie. Mon premier des équilibrés Au lieu de changer l'argent en or, l'alchimiste moderne transforme les non en oui, non? 

 NDM: Pourquoi les deux premières feuilles d'un roman sont-elles blanches? Ok, pour les dédicaces, pour une recette du quatre quart HYPERLINK "http://www.marmiton.fr" marmiton.fr, donc bon, un sommaire et ici, je vous souhaite bonne lecture.

 978-1-291-38308-9 

 Mille mercis à FMDG de leurs avis à vis. Ils se reconnaîtront, Merci à Bénédicte, Merci à Flore, Merci à Nicolas, Merci à Sabine, Merci à Florent, Merci à Thomas, Merci à Pierre-yves, Merci à vous, Pour avoir lu la version 1.0 et m'avoir avisés de vos commentaires éclairés. 


 Inciproquo a. du mot de la fin 

 Et son regard s'embarque vers un ciel couleur rose lavande. Un monde en fusion, froide. Un soleil caché derrière des nuages, il les contemple les rênes relâchées. Spectacle naturel dune photographie dun autre temps. Hébété, son esprit divague dans des pensées, qu'il songe, alors, essentielles. Il doit y croire. Durant tout ce temps, il l'avait cherché, jusquau bout, à prix variables, à tarifs fixés, il avait donné de lui pour entrer à grand renfort de rien dans ce manège du n'importe quoi. Tout a un prix, il choisit sa voie. A agir gratuitement, dans son entier, qualité oblige. Il y a longtemps, peut-être dans une autre vie, un matin à Séville, Carlos, alors son colocataire, lui avait murmuré cette mélodie au clair dune lune indisposée par une botellon aux guitares bien accordées. Les artistes vivent dans le passé,vivent dans le futur, mais très peu au présent. Artiste, non. Mais il se sent impuissant face à cette vérité. La comprendre nécessite ce petit plus. Il regarde la feuille blanche devant lui, et comprends ce plus par son moins. Ultime voyage, Florent débarque toutes ses mémoires devant son cerveau. Il se remémore tous ces moments partagés, toutes ces personnes rencontrées. Puis son regard revient vers le présent et il dérape sur le bout de ses doigts sur un sol sirupeux, pourtant trop glissant. Dans cette réalité du présent, il considère l'étendue de son corps. Arrivé aux cheveux, il considère les


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