Saturday, 16 November 2013

ENJOY being a child in time


J’ai rencontré un fou qui n'a pas arrêté de déclamer et m'a mis dans une situation a laquelle je n’étais pas préparé.

Et vous?

On est donc le 1 er janvier 2000, je suis né.

J’ai commencé par m’ébahir dans un siècle nouveau, à 4 pattes, le sourire aux lèvres, indifférents aux événements.
Alors que j’apprenais mes premiers mots, des avions se sont éteints dans un grand feu d’une contrée éloignée. Mes parents n’écoutaient plus mes gagas, et était à écouter la télé la bouche bée.
L’anniversaire de mes 2 ans m’a envoyé pleins de messages subliminaux, on est parti en vacances pour échapper a l’oppression, je me suis presse sous les barbelés et j’ai pris mon premier bain dans une belle mare d a cote.
2003, je commençais à pianoter, me videostreamer, étaler ma joie sur les différentes ondes s’offrant a moi, je n’écoutais toujours pas, je continuais de parler pour le plus beau plaisir de m’entendre.
2004 mon grand frère est parti, a ce jour je ne l’ai toujours pas revu.
2005, les cours de dactylo donnes par l’institutrice me permettait de commencer à découvrir, un appétit gargantuesque qui est venu en grandissant et qui ne s est jamais trouve rempli malheureusement
2006, mes premières multiplications, la rationalisation calorique des énergies qui me faisait gambader et continuer de voir et scruter ce long écran noir qu’était la tele
2007 année de la sagesse à se regarder dans le miroir, je me faisais la morale et continuais de vivre de courir sans jamais m’arrêter, juste parce que je le pouvais et que c’est quand on peut que les choses doivent être faites
2008, tout le monde revenait en arrière, mes parents ont sorti la super huit, ont rangé la camera DV et m'ont fait profité de mémoires courtes le long d’un canal maintenant réputé
2009 mes parents ont déménagé, ils ont mis la clé sous la porte, moi dans la voiture, la dernière fois que je jouais avec mon nounours Prosper et que je me mettais a gameboytiser dans la voiture comme ci rien autour de moi ne pouvait me déranger
2010 je commençais à comprendre le monde autour de moi, c’est pour cela que je n’y faisais plus attention. Il ne la cherchait pas, on s’entendait bien.
2011 j’entrais au collège, une année de retard au CP se répercutaient dans un effet domino prédominé
2012 je découvrais la casquette, le basket le premier bécot, la première cigarette
2013 année malheur, année disette, on mangeait des pates, je n’allais plus a la cantine, je n’y jouais plus avec les aliments, ca avait perdu de son intérêt.
2014 je me mettais au piano et apprenais à bouger mes doigts avec paralysie, époque de mon premier poème, il restera incompris.
2015 ma première fugue, j en avais assez je ne pouvais plus continuer de me retrouver dans ce carcan loin de mes idéaux braves et rêveurs
2016 9 mois que j’étais revenu, mes parents sont heureux, je n’allais pas revenir sans oublier de leur donner le sourire. Je les embrasse prends soin d eux, ne les laisse plus dans la mélasse
2017 mes 17 ans je les ai passé dans un tintamarre totalement chaotique et confus que je ne m’en rappelle plus
2018 j’en ai fait des grands huit, me suis éclate, me suis retrouvé a 4 pattes, toujours dans l’incompréhension la plus total du cerveau qui tourne
2019 j’en avais assez je décidais de dire au revoir et de ne plus jamais revoir.
2020 chiffres ronds, j’ai fait le dos rond comme ce chiffre à m’effacer pour satisfaire
2021 blackjack, ca n’a pas marché, une pause est bien tombée
2022 voila les keufs, je fais tous le contraire de ce qu’elle demande, qui sait
2023 options insolvables, retour à la case départ. Chiffre premier, reste toi-même
2024 mon esprit est subtilisé, je suis le courant a contre courant en me laissant emporte
2025 quart de siècle du nouveau millénaire, les quatre fers en l’air
2026 le jeu est mort, le je se tue. Place à l inconscient, place à l'inconsistance
2042 waouh qu’est ce qu’il s’est passé
2043 moments de fête et silence gagné
2044 FIN

La faim justifiera toujours les moyens
[COMMENT: Potential media copyright issue detected]

Tuesday, 12 November 2013

The Power of No

Yes, Man


A true alchemist transforms No in Yes and vice versa y versa vice.

Ok, no play, just win.
[COMMENT: Potential media copyright issue detected]

Friday, 8 November 2013

48

You to be proud of me, me to be proud of myself

Un film de suspens en trois dimensions n’aurait jamais un dixième de l’excitation qu’elle a en elle en ce moment. Ce moment où toutes les options lui sont données, où elle peut tout se permettre. Enfin tout.

Elle abaisse sa jupe, et fait le test l’esprit joueur. Trente secondes, dans trente secondes, elle saurait. Vingt-neuf, vingt-huit, vingt-sept, vingt-six, vingt-cinq,

Vingt-quatre et elle entend la porte s’ouvrir.
Vingt-trois et elle reconnait le ton de voix de son mari
Vingt-deux et elle l’entend s’étonner qu´elle soit déjà rentrée
Vingt-et-un et elle entend son nom se répercuter des murs aux plafonds.

Dix-huit et elle entend les pas sur l’escalier.

Quinze et elle l’imagine entrer dans la chambre

Quatorze et circonspect, il tente de comprendre la situation.

Dix, et elle voit la clenche de la porte s’abaisser.

Neuf, et la porte reste bloquée.

Huit, et elle lui dit qu’elle arrive, qu’elle arrive. Qu’il se sert un apéritif en attendant.

Cinq et il s’en retourne vers le salon.

Quatre et elle n’en peut plus.

Trois, et elle pense à toutes les marges d’erreurs de ce test. Elle avait appris à sa grande surprise, la première fois, que la pilule du lendemain n’était valable que dans 84 % des cas.

Deux, et elle veut acheter un chat, quoique le résultat soit.

Un et elle ferme les yeux et se plonge la tête sous l’eau du robinet qu’elle vient d’ouvrir.


- Quarante huit, et elle sait.
[COMMENT: Potential image copyright issue detected]

Sunday, 20 October 2013

What if

                                                Open                        

                                                                     ed


                  Sug

                                                                                                                          gestion


                                       B              

            O
                                                                                                          X
                                                                                                               



                     


 
   
 
                           


















































Sunday, 13 October 2013

The art of giving, thanks

Finally got an ebook reader I got convinced by. Well, since the time.

And joyfully surprised about the whole experience behind. Access to free books (as older from IP limits) in French, German, English, Spanish, and many others I will learn so on the way.

Finally getting back in a phase I love, too long since the last one. Good to have this one from time to time, a period of peacefullness, where time stands still, where brain is finding questions I wouldn't even asked, where it took just a brush to highlight passages I love, I am no longer corning pages, and just click to get a dictionnary, or most of all can read as many books in the same time as I so wish without getting lost.

That is the best evolution, for me, since the computer, offering shores far away from the boundaries of time and space. So, Enjoying being blown in this peace phase while it lasts till the other coming up.

Happy Life, happy song.



[COMMENT: Potential media copyright issue detected]

Tuesday, 8 October 2013

-.-.-

The right balance @libravous


I've played. I've lost.

Same player shoots again.

Bless life. and my preferred one:

Une petite souris verte se perd aveuglément dans le labyrinthe assurément. Elle en voit de toutes les couleurs, elle goûte de toutes les saveurs. Ses quatre petites pattes l’emmènent au gré du vent. Au loin de ces murs qui restent tout blanc, une seule envie lui vient en tête. Gouacher de tous les tons, sans mesure.
Tout peinturlurer. Elle sort ses deux canines et se pourlèchent les babines, se passe la patte dans les oreilles, se roule ensuite par terre, ne cherche plus la voie de sortie.
Cette dernière viendra bien à elle, d’elle-même. Souffler lui sur la nuque,  elle se roulera heureuse. Parlez-lui à l’oreille, elle glissera d’un bond même. Elle sait bien ce qui l’attend. L’attrape-souris va la choper. Elle court en attendant pour éviter à tout prix d’y tomber.
La croyance des souris prend sa place ici. A croire en tout, c’est fou. Elle suit son rythme, c chelou. Elle se retrouve à un tournant et tombe nez à nez avec un escargot qui a envoyé balader sa carapace pour mieux bronzer.
Le lecteur rencontre alors Mr Escargot. Mr Escargot a remis sa coquille sur le dos, une herbe autour de la tête, et banzai à l’assaut de la petite butte de devant, une antenne après l’autre.
De la souris, passons à l’escargot. C’est donc l’histoire de Norbert qui, un matin, décide de s’évader du centre des escargots et d’aller affronter la grande vie. Norbert met son baluchon dans sa carapace, prend un grand verre d’eau sous cette feuille d’eucalyptus. La rosée de ce matin nuageux en est délicatement aromatisée.

Il regarde derrière, dit au revoir à ses proches, écrase une larme, s’essuie avec une de ses antennes et se met en route. Il met la première, et reste en première. Ça reste un escargot.
Il ondule comme ça pendant des jours et des jours à la découverte de divers paysages, à la découverte d’autres espèces avoisinantes. Un après-midi, il était au bar des limaces alors que des coccinelles voltigeaient au-dessus de leur tête. Ils avaient ainsi goûté en toute amitié un breuvage naturel, une pause pendant ce périple.

Les limaces l’avaient lâché à la frontière des grandes herbes, abris de tous les dangers. Sa migration n’était pas finie. Norbert s’est juste assorti une herbe autour de son front et continuait son périple comme ça, à la rencontre de découvertes, à l’exploration de nouveautés.
Chaque nuit, il prenait abri le long de cailloux ou sous une feuille.
Chaque matin, il étirait ses antennes, les faisant vibrer pour sécher la rosée qui s’y était accumulé, mangeait un peu de verdure et repartait, toujours aussi déterminé.

À chaque intersection, il prenait en mémoire une photo, une structure architecturale environnante qui se faisait bien remarquer, et disposait un signal de reconnaissance, un amas d’herbes, un agencement de cailloux. Le décor changeait et ça l’affectait de plus en plus. Il continuait toujours sans questions, simplement, en alliance avec lui-même, en raison avec les autres. Et là, à la fin d’un chemin emboué, il voit un ours en train de se pourlécher les pattes de miel, il l’interrompt. L’ours lui pose une énigme :



Dans sa première, il a fait des erreurs, et a appris à grandir.
Dans la deuxième, il s’est trop excusé et incliné.
Dans la troisième, il a vécu en marge.
Dans la quatrième, il a retrouvé le monde alentour.
Dans la cinquième, il n’a plus arrêté de danser.
Dans la sixième, il ne s est plus arrêté de courir.
Dans la septième, il a fait grave la fête.
Dans la huitième, il s’est retourné et a apprécié.
Dans la neuvième, il s’est reposé.

Qui suis-je ?



Interloqué, Norbert se retourne tranquillement, profite de la mêlasse qui s’est échappé de son corps toute la montée pour glisser et surfer tranquillement du haut de la côte. Floup, schloup, slourp, tant d’efforts pour arriver en haut pour finalement affronter des questions si ennuyeuses. Si kiffant de redescendre en bas dans cette glissade légère. Il respire le vent qui le prend et agite ses antennes. L’ours le regarde d’un œil inquisiteur, toujours en attente de réponse. L’escargot l’ignore, il retourne dans sa mare près des hautes feuilles. Oui, boire de la rosée toujours continuer.
L’ours d’un pas le rejoint.
- Ok, plus facile…

Je ne suis que trois syllabes.
Je me tais tout le temps.
Dans mon temps, les personnes se comprennent.

Qui suis-je ?

Norbert l’escargot se retourne éberlué et agite ses antennes nerveusement, rempli d’impatience :
- Le silence, pour sur. Le langage universel, dis pourquoi tu poses des charades pareilles ?
- Rien, on me dit philosophe. J’écris mon bouquin en me gavant du miel de cette forêt. J’en profite pour lire. Ça me laisse de quoi penser quand j’irais hiberner. Et toi que fais-tu ? Tu ne viens pas d’ici… Allez, tu as gagné le droit de monter sur ma crinière. Je t’économiserai quelques journées d’un voyage harassant. Je t emmène de l’autre côté de la forêt, viens.
- Oui, mais il n’y a pas des choses à voir dans cette forêt ?
- Elle est très mystique, et garde son mystère à elle. Chaque personne qui y entre est plongée dans une longue méditation et des fois n’en ressort jamais.
- Comme toi ?
- Oui, comme moi. J’ai trouvé mon bonheur ici. Allez viens, je t’emmène.
Norbert se met tranquillement sur une feuille tombée à côté de lui, l’ours prend délicatement la feuille où s’est assis Norbert. Il la pose sur sa nuque. Et les voila partis, un escargot sur la nuque d’un ours…
Arrivé de l’autre côté, dix minutes après, l’ours dépose Norbert.

Seule une butée s’ouvre maintenant devant lui, petit à petit, il grimpe à son rythme. Arrivé à la cime de ce léger monticule, il s’éberlue. Ses antennes s’agitent. La ville s’offre à lui, les néons l’aveuglent, le vacarme étouffant des voitures le met en émoi. Là, Géraldine l’araignée descend le long de son fil à sa rencontre.
- Allez, accroche-toi à moi, je vais faire l’ascenseur. Il faut que tu voies dans quoi tu vas t’engager. Et même vu d’en haut, c’est incompréhensible d’observer toutes ces petites bêtes bouger de partout. Ils détruisent des édifices qu’ils ont eux-mêmes construits pour en reconstruire d’autres encore plus grand et encore plus imposant, je te le dis, incompréhensible.

Norbert prend une tige pour son casse-croûte avant de se mettre sur l’araignée. En montant, il rencontre les singes qui lui font des mimiques indescriptibles.  Il leur sourie et continue de prendre de l’altitude. Arrivé à la branche d’où l’araignée s’était accrochée, il prend un moment pour regarder en bas et puis observe l’agitation en face de lui : Une véritable fourmilière, ça bouge de partout, ça lui donne le tournis.
- Wouhou, wouhou.
Norbert, demande -Tiens, mais qui est cet hurluberlu qui hulule ? Il se cache où le hibou.
Les yeux grands ouverts, le hibou observe de ses grands yeux les environs et continue son hululement.
Norbert finit la discussion
-Ok, encore une bonne conversation, il s’écoute parler celui-là.

Alors tranquillement, Norbert descend de l'ascenseur, en remerciant l'araignée, et se dirige vers le béton. Les voitures passent, repassent et se dépassent.
Il est éberlué par les évènements, sa tête tourne, ses antennes ne servent plus a rien, il ne respire que du gaz d’échappement, il décide d'aller s'échapper par la bouche d'égout adjacente.

Coup de bol, elle est ouverte. Il descend tranquillement la paroi, et  se retrouve nez à nez avec un groupe de rats, les seuls capables de vivre dans un tel milieu. Bien organisé, une dizaine se battent, une quinzaine les regarde. Le chef de l'instant s'avance ensuite vers l'escargot et le pousse d’un coup de patte.
-qu'est que tu fous là toi?
-moi, je suis en visite touristique, je regarde les environs
-en touriste, t'es un marrant toi, bref reste pas là, c'est le bordel, et tu parais trop innocent pour te défendre.

Norbert se fourre dans sa carapace un instant, y récupère une carte et demande son chemin.
- oui bien, mais je veux aller là. Tiens
- oui là bien sur, tu ne veux pas non plus un taxi pour y aller. Le mieux c'est que tu fasses demi-tour et que tu retournes chez toi, ce n’est pas un environnement pour toi ici, les humains vont te manger tout cru si tu en rencontres un.
- les quoi ?
- les humains, ces grandes bêtes qui n'arrêtent pas de courir à la surface et parlent un langage incompréhensible, si tu vas par-là, soit tu vas te faire écraser, soit ils vont te bouffer.
- pas glop ton truc, bon bah je remonte alors.

Le lendemain, Norbert se retrouve à la lisière de la forêt mystérieuse. Il ne voit pas l'ours. Tranquillement, il entre dans la forêt. Il s'aventure dans un monde de calme par rapport au bordel ambiant de l'atmosphère citadine. Il s'éloigne, il respire, prend une feuille de chêne tombé par là, l'utilise en couette et tranquillement s'endort.

À son réveil, une jolie pie entonne son chant matinal. Norbert se remue les antennes, sort de ses draps, se douche sous la rosée d’une plante voisine et décide de rester planté là.

« Petit oiseau tu n’as pas d ailes, tu peux pas voler,
 Petit oiseau tu n’as pas d ailes, tu peux marcher. »


À Gad Elmaleh, chanteur inconnu du TOP50.




[COMMENT: Potential media copyright issue detected]

-.-.-

[REMOVED POTENTIAL COPYRIGHTED MEDIA LINK/EMBED]