Wednesday, 27 October 2010

Camino de Santiago

Camino de Santiago - Chemin en Santiags - ah bah non


Un kilomètre à pied, ça use, ça use,

Minuit Trente, départ de la station de bus, Le soleil nous a déjà dit au revoir, l’inconfort nous souhaite la bienvenue, une introduction idoine a un voyage unique.

Un kilomètre à pied, ça use les souliers



Deux kilomètres à pied, ça use, ça use,

Premier acte, découverte de l’étendue qui s’ouvre devant nous.

Temps magnifique, chemin forestier.

Deux kilomètres à pied, ça use les souliers

 

Trois kilomètres à pied, ça use, ça use,

Et on rejoint le macadam, les routes goudronnées sur des distances que je ne concevais pas de prendre à pied.

Trois kilomètres à pied, ça use les souliers

Quatre kilomètres à pied, ça use, ça use,

Le sac bien harnaché, le décor qui bouge lentement et surement, oui aux alentours de quatre kilomètre à l’heure.

Quatre kilomètres à pied, ça use les souliers

 

Dix kilomètres à pied, ça use, ça use,

Un premier village, les premières douleurs qui se ressentent, non pas dans la montée, dans les descentes principalement. Les efforts se sentent dans le groupe.

Dix kilomètres à pied, ça use les souliers

 

Vingt-cinq kilomètres à pied, ça use, ça use,

Nous avons passe les éoliennes qui apparaissaient au loin de Ribadeo, elles sont à cote de nous. On se retrouve dans un premier refuge, on se mêle aux différents groupes, on partage nos expériences, et on se repose. Repos.

Vingt-cinq kilomètres à pied, ça use les souliers

 

Trente-Cinq kilomètres à pied, ça use, ça use,

Le lendemain la même chanson se répète, les décors ouvrent la voie, petit a petit on sent peu a peu que oui c’est une épreuve, et que cette épreuve se vaut. LE valons-nous ?

Trente-Cinq kilomètres à pied, ça use les souliers

 

Quarante deux kilomètres à pied, ça use, ça use,

On rejoint Baamonte, de Gondan, le tout a pied. Quarante kilomètres, onze heures de marche, quelques pauses et on ne voit que peu de pèlerins en cette période d’Octobre. La chanson Sur la route de Raphael me revient en tète. Sur la route, oui, Comment ? Différemment, à pied.

Quarante deux kilomètres à pied, ça use les souliers

 

Vingt trois kilomètres à pied, ça use, ça use,

Voila, on paie le prix, la préparation que l’on n’a pas fait, je paie le prix, la préparation que je n’ai pas effectué.  Donc c’est le cadeau d’un raccourci, le temps de rejoindre Sobrado Dos Moxes. Se pousser dans les limites, oui je l’ai vu, je l’ai ressenti, je le ressens encore, cette petite boule au tibia me le rappelle encore. A Sobrado, nous profitons du refuge dans un monastère, un moine nous accueille et nous découvrons une ville splendide, ville oui, au moins 2000 habitants dirais-je. Les photographies parlent mieux que les écrits.

Vingt Trois kilomètres à pied, ça use les souliers

Vingt quatre kilomètres à pied, ça use, ça use,

Le lendemain, le temps de rejoindre Arzua, de reprendre en chemin les gens du voyage qui ont repris des forces et se sentent la force de continuer. On y arrive en début d’après-midi, on y mange bien, le groupe initial reprend sa forme finale. Une pulperia nous offre des saveurs en s’alliant à un délicieux vin blanc galicien et un cidre doucement léger et tendre a la fois. Allez un peu de viande, on ne sait pas a quoi nous serons manger demain,

Vingt quatre kilomètres à pied, ça use les souliers

 

Trente kilomètres à pied, ça use, ça use,

Nous pensions nous arrêter a cote de l’édifice de Monte De Gozo, L’ivresse prend de force le groupe et a six kilomètres de Santiago, on sent cette ivresse non-alcoolique nous remplir d’entrain pour arriver enfin a notre destination. Le temps se couvre, nous sommes en Galice, et la Galice nous a déjà fait un beau cadeau en nous offrant ce ciel bleu mirifique.
Vers les coups de huit heures, nous arrivons devant la cathédrale, et nous nous allongeons sur la place, pour l’apprécier, pour se reposer, pour respirer et pour comprendre ce que l’on a fait

Oui, ce fut un Quarante et un kilomètres à pied, ça use les souliers

---------------------------------------------------------------------
Le lendemain, nous ne comptons plus les kilomètres, nous ne comptons plus ces chaussures jetées a la poubelle, nous recevons notre compostellanae, un diplôme dument mérité. Surpris, je ne comptais vraiment pas jouer a ce jeu, mais timbré par la marche, au rythme des tampons qui s’impriment sur nos credentials, on se dit oui, je le veux, je le vaux, je suis heureux de recevoir cette gratification.
Nous assistons a la messe, debout, au milieu des pèlerins, nous sommes tous venus pour différentes raisons, nous sommes tous venus pour cette cérémonie de l’arrivée, et entre latin, espagnol, français, anglais, et allemand, cette oraison nous fait chaud au cœur.
Pour finir, ce n’est que le commencement. Un voyage, des douleurs, des couleurs, des plaisirs, un plaisir. Un cadeau unique, le cadeau de mes trente ans.

Florentirum

Merci de cette superbe expérience, je laisse le mot de la fin au suivant suivant

A philosph knows when to wonder, and when not to wonder.
Ithaca/Ithaque
English
When you set out on your journey to Ithaca,
pray that the road is long,
full of adventure, full of knowledge.
The Lestrygonians and the Cyclops,
the angry Poseidon -- do not fear them:
You will never find such as these on your path,
if your thoughts remain lofty, if a fine
emotion touches your spirit and your body.
The Lestrygonians and the Cyclops,
the fierce Poseidon you will never encounter,
if you do not carry them within your soul,
if your soul does not set them up before you.

Pray that the road is long.
That the summer mornings are many, when,
with such pleasure, with such joy
you will enter ports seen for the first time;
stop at Phoenician markets,
and purchase fine merchandise,
mother-of-pearl and coral, amber and ebony,
and sensual perfumes of all kinds,
as many sensual perfumes as you can;
visit many Egyptian cities,
to learn and learn from scholars.

Always keep Ithaca in your mind.
To arrive there is your ultimate goal.
But do not hurry the voyage at all.
It is better to let it last for many years;
and to anchor at the island when you are old,
rich with all you have gained on the way,
not expecting that Ithaca will offer you riches.

Ithaca has given you the beautiful voyage.
Without her you would have never set out on the road.
She has nothing more to give you.

And if you find her poor, Ithaca has not deceived you.
Wise as you have become, with so much experience,
you must already have understood what Ithacas mean.

Español
Un filosofo sabe cuando preguntar, cuando no preguntar:

Cuando emprendas tu viaje a Itaca
pide que el camino sea largo,
lleno de aventuras, lleno de experiencias.
Que sean muchas las mañanas de verano en que llegues 
a puertos antes nunca vistos.                                          
Ten siempre a Itaca en tu pensamiento.
Tu llegada allí es tu destino.
Mas no apresures nunca el viaje.
mejor que dure muchos años
y atracar, viejo ya, en la isla,
enriquecido de cuanto ganaste en el camino
sin aguardar a que Itaca te enriquezca.

Itaca te brindó tan hermoso viaje.
Sin ella no habrías emprendido el camino.
Y así, sabio como te has vuelto, con tanta experiencia,
entenderás ya qué significan las Itacas.
Kavafis

Français
Un philosophe sait quand poser des questions et reconnait quand il ne faut pas s’en poser
Quand tu prendras le chemin vers Ithaque 
Souhaite que dure le voyage, 
Qu'il soit plein d'aventures et plein d'enseignements. 
Les Lestrygons et les Cyclopes,
Les fureurs de Poséidon, ne les redoute pas. 
Tu ne les trouveras pas sur ton trajet 
Si ta pensée demeure sereine, si seuls de purs
Émois effleurent ton âme et ton corps. 
Les Lestrygons et les Cyclopes, 
Les violences de Poséidon, tu ne les verras pas
A moins de les receler en toi-même
Ou à moins que ton âme ne les dresse devant toi.
Souhaite que dure le voyage. 
Que nombreux soient les matins d'été où 
Avec quelle ferveur et quelle délectation
Tu aborderas à des ports inconnus ! 
Arrête-toi aux comptoirs phéniciens
Acquiers-y de belles marchandises 
Nacres, coraux, ambres et ébènes
Et toutes sortes d'entêtants parfums
- Le plus possible d'entêtants parfums,
Visite aussi les nombreuses cités de l'Égypte 
Pour t'y instruire, t'y initier auprès des sages.
Et surtout n 'oublie pas Ithaque.
Y parvenir est ton unique but.
Mais ne presse pas ton voyage 
Prolonge-le le plus longtemps possible
Et n'atteint l'île qu’une fois vieux,
Riche de tous les gains de ton voyage 
Tu n ’auras plus besoin qu'Ithaque t'enrichisse.
Ithaque t'a accordé le beau voyage, 
Sans- elle, tu ne serais jamais parti.
Elle n'a rien d'autre à te donner. 
Et si pauvre qu’elle te paraisse 
Ithaque ne t'aura pas trompé.
Sage et riche de tant d'acquis 
Tu auras compris ce que signifient les Ithaques.
Poème de Constantin Cavafy écrit à Alexandrie en 1911.

Thursday, 7 October 2010

Personal Branding

Personal Branding

At every stage of my life and as a humanist, I keep learning from the global dynamic 7 Dimensions puzzle I am part of. It might have been due to searching the job, It might be one useful insight on how to empower people while giving them more freedom during their work. It might be another thing, it might be useless, use less, get out more.


How do I understand personal branding? Simple enough, simple as a business, its product offering, its lively entities constituting his/her molecular body and soul, its portfolio and the extent of the services within.


You are a business. You have your objectives, you have your goals and your system to understand where it stands and where it goes. At a time where we are humanizing more and more business, we are looking to make it evolve, to make it accept change, enhance it in its learning curve, develop unknown abilities. Humanize your business, businesize your true self.


Look at yourself, yes we are different than this business, than this purely materialistic business world. Business is no longer materialistic, it has to evolve, it has to change. So still, yes there are similarities, work on these similarities. Comparison and metaphors are made in our world to understand and get deeper in ourself. Deeper than the professional experience, deeper than the motivations on the surface, deeper, true to yourself. There is already a lot of literature on how your brand is radiating from you mainly, from others interacting with you, at everytime, at every place, under every conditions.

True to yourself, true to your roots, true to your belief, your personal branding cannot suffer from lie and hypocrisy, know yourself, be a salesman: nobody will want your product unless you sell it to them efficiently. As a philosopher, Eminem, sung it loud : “lose yourself, if you had one shot, one opportunity to seize everything you ever wanted”, so yes lose yourself in yourself, and keep wanting.

The product: you. Your academics, your work experience.


The services: the primary and core one, your experiences, your history, your culture, your skills, your knowledge, your image.

The secondary services? Everything: the matter constituting your personnal life, what you know to do, how you accept risk, how you measure risk, your ability to solve, to accept change, to organize, to coordinate


Bullsh*t?  We could hear the audience says. Like crazyness, bullsh*t is a matter of references, and I truly believe in what I say. So to finish it up: look truly at yourself, accept yourself, and trust comes, the most efficient and successful truth pushing you forward rather than pulling you backwards.

What will that enable you? For you personnaly, and for all the people around yourself, this image is beneficial for the whole climate we evolve in: the professional one with all the employees, but not only that, the personal sphere benefits as well. It is articulating along what I learned from my previous work experience: “We can recognize a good manager on the job, one easy and objective way, still, is to see how is team is working when (s)he is absent”.


Final word: Look to yourself and find your story line, the one that you truly believe in, the one showing who you are.

It's no bullsh*t, it’s no manipulation, it’s normal human behavior, because this is the way you understand yourself, we understand others, and how we will tackle efficiently challenges ahead.

Soundtrack: Pink Floyd, Wish You Were Here (1975)

So, so you think you can tell
Heaven from Hell,
Blue skys from pain.
Can you tell a green field
From a cold steel rail?
A smile from a veil?
Do you think you can tell?

And did they get you to trade
Your heros for ghosts?
Hot ashes for trees?
Hot air for a cool breeze?
Cold comfort for change?
And did you exchange
A walk on part in the war
For a lead role in a cage?

How I wish, how I wish you were here.
We're just two lost souls
Swimming in a fish bowl,
Year after year,
Running over the same old ground.
What have we found?
The same old fears.
Wish you were here.

Friday, 24 September 2010

CV and covering letters


Update 2012: more hardcopies from Henri Moufettal here
And another ones in English on the stage:
And the last one in French, L'autre rivage, revu en couleurs, http://www.lulu.com/product/couverture-souple/lautre-rivage/18811927



Looking at it again, my mind never switches off.


He opens the two word documents. He looks at it, modifies, adds, deletes and keeps the dynamics going on and on and on.

Off, after a couple of hours, he closes the lid, and go to open a book, to let his mind drift away.

Under the lid, two documents are facing a spanish keyboard. Reflecting some of its truly internal side, one of the documents starts to decipher the letters that constitutes its own essence. From the P in front of him, he drifts to the Q at the other side of the screen.

Suddenly, its eyes are staring to a mirror, same eyes, same i’s, same format, and still, a truly different essence. Like Gasoil meeting an Unleaded engine, misunderstanding and questions start.

They speak, speak, speak and cannot tell if they are saying the same story or look at the other as totally stranger. Yes putting a r to the latter, and not the letter..

They should, one say, build on one another, and get the structure together to give to the reader,  this external eyes they might never know, this special feeling of entity and space for discovery for more to say.

They are looking to put the apparent mess in order and to keep one single message going through: “Invite us to discuss”

Covering Letter – Oh crap, you re shadowing me again, nobody looks at me
Curriculum Vitae- Who are you speaking to, little sis`?
Covering Letter – Bro´, don’t overlook at me, we have the same standing
Curriculum Vitae – Why are you mad with me? I did all I can. I cannot influence more their perception. It will soon be the sales, time to get and dress up for the occasion.
Covering Letter – Well Easy to say, Could you at least wink at me?
Curriculum Vitae – Promise, Darling, I will be all yours, and we will be one, and see I did what I could, I gave you the right to put the address, and I even removed the pictures. No really, we should get well together now
Covering Letter – If you say so, yes. I will go to the shop round the corner, and put my body in another appealing font.
Curriculum Vitae – Nice, still stay true to yourself. This is the only way he knows how to write us
Covering Letter - : ), I will stay myself, presenting myself to not that many strangers. Are they strangers anyway.

Music: Frank Sinatra – Strangers in the night

Thursday, 9 September 2010

Vous avez un nouveau message

Update 2012: And another ones in English on the stage:
MBA the Magic Bible of Arts, reviewed and formatted. http://www.lulu.com/product/couverture-souple/mba-the-magic-bible-of-arts/18814696
Play the brackets on stage, reviewed and formatted http://www.lulu.com/product/couverture-souple/play-the-brackets-on-stage/18814451


Dear All,


 

I know It is quite egoist and still my big pleasure to introduce you to a book getting now published:

Publisher and book : http://www.edilivre.com/doc/21288
Price: 13 euros
Extract : http://www.wobook.com/WBtc25a2MK1JBl6F-1-f/Henri-raconte.html


Et le dernier en francais, l'autre rivage:  http://www.lulu.com/product/couverture-souple/lautre-rivage/18811927

I wrote these seven novels before a turning point, before even applying to where I am now. Like many of you, leaving a career behind and aiming further, Tiger woods’ like. Bam, bunker.

So I wrote this book in English for most before translating it in French. A nice refreshing reading, I do hope. And yes it is my tribute to my mother tongue I haven’t used since 2002. Still have to find my father tongue… Was ist das? Ya nié znaiou, io sono fortunato. Djereiev. Callate, por fa, non? non

I am forwarding a bundle offer to whoever interested to book a book at my mail: waterprod@gmail.com to get the book and submit the material in English if required(the world of publishing and intellectual property is so twisted in my mind). Organizing the supply chain to get some down here and hopefully meeting you for a conference or something to get your views. Writing is not coming from inside, It’s about all the outside. The Magic Bible of Arts I am currently drawn in will surely keep its writing promises. Yes in English this time, nothing is impossible they say, and well, I write what inspire me: here and now.

So Henri, clearly get us to the Why? Voltaire once wrote “the candid”. I put my imagination at work, giving me wings because, literally, impossible is nothing. They said: hazlo. Yes, because is just a cause, a cause for prose. Somebody once asked me “Where is my mind?” Away. Paul delighted me with his books of illusions, I kept following Jack on the road. Blown away by the shadow of the wind, It created the right ding and here it comes, the times to pay all the copyright left behind. By the way, some monkey survey: how many of you did I left totally lost at this stage? Free ration of bananas.

Than… sritch, cric, aie, communication interrupted, error details below:


Subject: Henri Moufettal
Book: “Henri raconte…” http://www.edilivre.com/henri-raconte-henri-moufettal.html
ISBN: 978-2-8121-3617-7
Sum up: contemporary fiction and more here: http://stotb.blogspot.com/2010/07/henri-raconte-un-court-resume-bah-oui.html
ID: IMBA2009 N4
Social Security number: 802781885428928
Work: Unemployed, Industrialisauthor, surfing on inspirational vibes, vibrant
Personnal Disease: Many
Problems: Even more, I need a mental check-up. Yes shouldn’t have read a million little pieces, James Frey put me in the hands of Augusten Burroughs… and here it comes.

The End

Merci!

d:-)

Wednesday, 1 September 2010

discours a travers court


Update 2012: more hardcopies from Henri Moufettal here
MBA the Magic Bible of Arts, reviewed and formatted. http://www.lulu.com/product/couverture-souple/mba-the-magic-bible-of-arts/18814696
And another ones in English on the stage:
Play the brackets on stage, reviewed and formatted http://www.lulu.com/product/couverture-souple/play-the-brackets-on-stage/18814451
And the last one in French, L'autre rivage, revu en couleurs, http://www.lulu.com/product/couverture-souple/lautre-rivage/18811927



Contexte: court texte écrit sur le thème de la volonté pour le concours sky blogs
http://www.skyprods.fr/ConcoursNouvelles2010_detail_auto.php#Participer




Elle te regarde,

Tu la dévores des yeux.

Rien n’y fait.

...

Ton regard y retourne,

Tes yeux y dérapent.

Tes mains s’y raccrochent

Ca dérive, 

Une branche arrive.

Et tu t’y fixes.

Volonté, Elle ? Ce grand n’importe quoi, ce regard vers le futur, de quoi, vouloir quoi, qui, comment, pourquoi ? Des questions qui rendent les sens si immenses que soudainement on se berne dans une oasis au milieu du désert des choix qui te sont offerts. Autant répondre présent. 

Choisir ce dont on a envie, prendre ce qu’on veut. Elle est simple, sa partition se joue quotidiennement, continuellement, spontanément. Les accords d’Ymgwie Malsteen en résonance à la voix de Janis Joplin. The Will comes forward.

Nous - Non pas mon testament, le futur.

La petite voix - Quoi ? Tu me parles anglais maintenant ? 

Nous – Ma tête n’en a pas, elle parle anglais, français, allemand, espagnol, tout ces idiomes européens dans lesquels je me perds avec joie et toute ma volonté de sauter droit au but.

Elle est sans foi, elle est sans loi, elle a une voix. Quand elle nous séduit et nous parle, on peut se boucher les oreilles. Quand elle reste silencieuse, tout se réveille.

Elle nous observe, elle se consume sous nos yeux. On en salive déjà, mais non, On ne peut pas, on ne veut pas ? Là ou le vouloir ajoute sa sagesse sur le pouvoir. Toi là-bas, drogue douce, drogue a l’air, tu te métamorphoses, et tu me donnes envie. En véritable transformiste, tu deviens aiguille, tu deviens pastille. On devient fébrile.

Cette seringue nous rend dingue, une goutte perle sur nos lèvres, les yeux clignotent, elle, elle radote et nous donne sa dote de nicotine. Vient la méthode Coué, on le dit, on le répète, on l’oublie. Elle ne répondra que dans le futur qu’on lui a promis. Elle se fait d’expérience, se construit sur les ressentis, se détruit en un mouvement et reprends force en un instant.

Et Bam, elle revient, elle se transforme dans tous nos regards. Elle crée un nuage crémeux qui remplit de chaleur.

La petite voix - Change toi les idées

Nous - Oui, j’ai envie de myrtilles

La petite voix - CTRL + ALT + Suppr, Same player shoots again.

No because it’s always on. Donc on s'allume cette dernière, on se le promet. 

La petite voix diablotine - Tu appuies bien sur démarrer pour éteindre ton ordinateur.

Et BAM, la porte s’ouvre, coup de vent, elle s’échappe de nos mains. Cette fois on débranche la prise. Dérapez, ce n’est pas manque d’elle, c’est humain. La petite fée revient et reste silencieuse, elle nous berce de son regard intérieur. La petite fée fait des miracles, le petit oiseau transporte les nouvelles et te livre cette dernière en colissimo poste. Pas besoin de signer. Elle fonctionne a plusieurs.

C’est donc ca,  se donner les moyens de passer a autre chose pour escalader la montagne, une autre façade, une autre route. Cette confiance en soi, confiance dans l’avenir, y croire et ne pas laisser le doute s’installer a son aise. Autant être con qu’errants, tout le meilleur est à venir. Elle joue la gamme et entraine les pas de danses, comme ca, mine de rien, l’air de tout.

Nous - Enfin je ne sais pas, je n’en ai pas.

La petite voix revient -  De quoi, de volonté ? Arrête de te mettre des obstacles dans les roues, roule !

Là, la volonté parle en nous - Prends soin de toi, ignore le bruit ambiant, pense a toi

Musique des écrits :
E-talking - Soulwax

Thursday, 19 August 2010

Dialogue de sourds à tout les temps

Le futur parle au présent – Je ne te comprends pas, on te l’avait dit pourtant
Le futur parle au passé – ouais, je sais tu vas encore me dire que je suis ton miroir, quel égocentrisme !
Le passé ne parle pas.
Le présent au futur – Et t’en penses quoi ?
Le futur au présent – Je ne sais pas, ce n’est pas dans mes moyens d’apprécier, parlons au passé
Le futur au passé – Alors t’en penses quoi ?
Le passé reste muet, on dirait cette marionnette à qui on fait dire tout et n’importe quoi, l’essentiel étant d’y croire.
Le futur – Tu vois, je te l’avais prédit
Le présent – Oui, il confirme bien ce que je t’ai dit. T’es vraiment sourd.
La, le passé commence à dessiner, une flèche, puis une autre, puis une autre et des annotations et des citations. Il dessine, il dessine, des pages, après des canevas, après des essais, après des tableaux.
Le passé futur écrira ainsi le présent quand ce présent lui-même n’est pas présent aux festivités. Alors, le futur de ce passé présent, quel regard y porter ?
Une chose de sure symbolise cette tautologie contradictoire : Le futur s’écrit au présent.

Sunday, 4 July 2010

>Jet Lag:

>
Et tant qu’à être dans les premiers ouvrages, mon premier coup scénique : 
Jet Lag

 Acte 1 Booking
One desk in the middle of the scene, 3 projectors lighting it, Aurore enters the scene, sets up her desk, and starts to cross out some of the questions down her morning check list. The phone rings.

Aurore – Good morning. H2W, How can we help you?
Léon – Don t know, you are a service provider, what kind of service are you selling?
Aurore – Hmm, ok, strange introduction, the phone call is recorded by the way. It’s a travel agency.
Léon – Ok, I am losing all my cheesy lines there. I am calling you regarding a booking.
Aurore – Go on, I am listening.
Léon – Could we continue in French?
Aurore – Bien sur
Léon – Donc je dois me rendre a Madrid le 19 pour prendre un vol pour l’Amérique du sud
Aurore – Bref, vous devez donc aller en Amérique du sud en passant par Madrid…
Léon- Oui, donc je m’en vais sur Buenos aires en Argentine.
Aurore- Je regarde ça, vous préférez un vol dans la matinee ou en fin d’après-midi ?
Léon- le moins cher, ma foi
Aurore tapote sur son clavier, le son se répercute sur la ligne téléphonique, on ne voit toujours pas Léon. Il reste dans l’ombre dans un des coins de la scène.
Aurore – Oui donc un vol Paris-Madrid a 17h22, 3 heures de pause a Madrid, et Madrid-Buenos Aires a 22h15
Léon - J aimerais rester sur Madrid la nuit du 19 et je reviendrais le 7
Aurore – Bah dites le, donc oui il y a le vol de 17h22 et ensuite, un vol le 20 a 15h15, un retour le 6 a 15h40 arrivée 19h a Madrid, et un vol Madrid-Paris le 7 a 10h43 vous voulez connaître le prix ?
Léon – Non, je veux juste connaître les horaires et rester à Paris….  Oui, merci, dites moi, alors combien ?
Aurore – 1048 euros, toutes charges comprises
Léon – Ok
Aurore – vous payez par carte ?
Léon – Oui
Aurore – On ne peut plus le faire par téléphone, venez a l agence ou réservez sur internent sur le site H2W.com sous la référence FR4TU38
Léon - ok merci. Je ne suis pas a Paris pour le moment, dommage je ne pourrais pas vous voir, je vous remercie, bonne journée
Aurore – Bonne journée
  

Acte 2 En Taxi
On est le 19 Avril, Léon arrive sur scène, son sac a dos en main et hele un taxi. Une caisse a savon prend place sur la scène. Léon monte dans le taxi et se présente au conducteur.
Léon- Hitchhiker, Andrew Hitchhiker, going there and even further.
Taximan - Non, bon vous deconnez, where are we going to?
Léon - Oui bon d accord, mais Léon Pilzpart ça le fait moins, non? Bref  CDG Terminal 2
Taximan - Ah bah a cette heure la, votre avion est a quelle heure ?
Léon - 17h22, et il est ?
Taximan - 16h02. Bref ok, depuis que les gens ont vu taxi, ils nous prennent pour des superhéros. Je vous garantis rien.
Léon - Bah y aura ce qu’y aura, je suis enregistre direct en ligne, pas de bagages a part ce sac a dos, donc au pire l’avion m’attendra
Taximan - Vous êtes le roi de quel pays ?
Léon - De celui du n’importe quoi, on y go ?
Taximan - On y va, on y va.

Les deux sont dans une voiture montée sur scène. La caisse a savon est agencée comme dans les scènes hollywoodiennes, on les voit de dos, pourquoi toujours les voir de face. Le fond de ciné met en branle une route, play pause, play play, pause, rewind retour sur images, 3 minutes se passent ainsi.

Léon - Euh dites moi on n est pas déjà passe par la ?
Taximan - Bon écoutez vous m avez demande de faire vite donc je prends un raccourci, faites moi confiance.

L’écran derrière se met en avance rapide, en rewind, en pause, une mire soudain s affiche.

Taximan - Bon ok, je n aurais pas du faire le fierot, ça doit faire juste deux jours que je suis taxi et je n ai pas de GPS, vais demander le chemin.
Une dame passe sur le trottoir, une demoiselle parmi les spectateurs, on voit une ombre sur la scène qui s’arrête
Taximan - Oui, bonjour Madame, je cherche l’aéroport
La dame de la rue - Bonjour, oui donc l’aéroport, bah le mieux c’est de prendre la station RER au bout de la rue, le B passe toutes les 10 minutes a cette heure, a cette heure, c est le mieux.
Taximan - Bon vous en pensez quoi, je pense que c’est mieux, je vous dépose et offre la course
Léon - Oui, c’est mieux, la prochaine fois, dites-le de suite à votre client !
Léon descend de la voiture et s engouffre dans la station RER son sac a dos a la main, prend un billet a la station automatique et monte sur le quai. Les quais sont bondés. Un RER arrive, et on entend des bruits de foule et un son de train qui se met en branle.


Acte 3 check in
Léon arrive à l’aéroport. Sans se presser, il monte sur l’escalator le menant au hall des départs. Une file d’attente prend place devant les guichets.
L’hôtesse de l’air - Votre passeport et votre ticket
Léon – voila mon passeport, et le numéro de ma réservation. L’hôtesse de l’air - Avez-vous des objets dangereux ou transportez des choses pour autrui ? Avez-vous laisse votre sac hors de votre contrôle ?
Léon - Le seul objet dangereux, cette bouteille d’eau.
Il ouvre la bouteille, la boit, la vide.
L’hôtesse de l’air - Bien, voici votre passeport et votre ticket d’embarquement, vous êtes porte C. Veuillez vous rendre en salle d’embarquement. L’avion aura un peu de retard.
Léon - Un peu de retard, combien de temps ?
L’hôtesse de l’air - On ne sait pas, un problème technique a Madrid
Léon - Ah bah dis donc vous me rassurez dites moi.

  
Acte 4 En salle d’embarquement
Léon se retrouve en salle d’attente. Deux bancs se font vis-à-vis sur la scène. Il s’assoit sur celui de droite. L’écran s affiche, 2 heures de retard. Il s’allonge sur les sièges, sa tête heurte les genoux voisins.
Léon – Oups, Pardon, ça ne vous dérangerait pas de vous décaler un peu, j’ai vraiment besoin de faire une sieste.
Elle- un peu sans gêne, dites donc.
Léon – bah la gêne, ce n’est que pour ceux que ça dérange. Si vous voulez, y a des sièges la bas.
Elle – Bah allez-y
Léon, bon ok, au fait vous vous appelez comment ?
Elle – Samantha
Léon – Enchante, Samantha, désolé d’une introduction pareille. J ai besoin d’un café, vous en prendrez bien un.
Samantha – C’est bien le minimum que vous pouvez m’offrir
Léon – À parler de minimum, j’ai peur de penser au maximum
Samantha – tous les mêmes, vraiment.
Léon – bon on y va ?
Ils se lèvent et s’en vont au Comptoir de l’aéroport. Un comptoir prend place du cote droit de la scène. La, 2 ombres de cravates prennent place et des voix off s’entendent. Arthur et Florent sont dans une discussion travail.
Florent – Oui, le truc c’est qu’a implémenter a ton idée, on va encore se retrouver en retard… ils ne vont pas l’accepter
Arthur – oui, mais rends toi compte des bénéfices que ça donnera a la fin
Florent – T’as monte ton business case, si non fais le pour lundi et on le présentera a la direction.
Les cafés sont servis. Léon et Samantha décident de se poser sur une table libre. Des rires, des banalités, du bla-bla-bla enlumine la scène.


Acte 5 Going high
Speakerine - le Vol E6734 est ouvert a l’embarquement, les gens ages et les personnes avec enfants sont pries de se rendre a la porte C18 pour embarquement immédiat.
Leon et Samantha sont toujours au comptoir :
Léon – Bon bah on a encore un peu de temps, donc vous restez sur madrid.
Samantha – Oui, je reste là-bas 3 jours, voyage professionnel.
Léon- D’accord, et ce soir vous allez ou ?
Samantha -  un hôtel a cote de l’aeroport de Barajas, je vais y rester, la société que je visite est juste a cote. Et vous ?
Léon – moi, je vais dans le centre rencontrer deux trois amis et prends mon vol demain pour l’Argentine
Samantha – Ah des vacances.
Léon – Oui, c’est les vacances, je fais l’école buissonnière du boulot pour les 3 prochaines semaines.
Samantha – Ah tiens, c’est a notre tour d’embarquer. Passez un bon voyage. Je suis siège 4B
Léon – bon voyage a vous aussi, je suis siège 39 C…
Son téléphone sonne, il décroche.
Léon – Oui, je vais juste à l’embarquement, je t’appelle une fois arrivé a Madrid. Hein ? oui … oui, oui, …oui. … ah ok
Il avance et présente son billet.
L’hôtesse de l’air - Veuillez éteindre votre portable monsieur
Léon – Je te laisse, Bye.

« Petit oiseau tu n as pas d ailes, tu peux pas voler, petit oiseau tu n’as pas d ailes, tu peux marcher. » Merci Gad. :o)))