Monday, 25 February 2013

Haruki Murakami – La ballade de l’impossible – Editions 10/18


F… Ce livre est magnifique. F… il m’a mis la tête en l’air littéralement. Jumping from disappointment to disappointment, et encore trouver de quoi rebondir. Un livre très intimiste, c’est comme cela que je l’ai drôlement ressenti. Comme un goût du temps des ballades qui passent , comme un après-goût qui reste bien là.

Comme d’habitude depuis peu, à la lecture de Murakami, mon troisième, des choses qui se recoupent et je ne savais pas où il allait m’emmener cette fois. Au-delà de moi, dans l’intérieur. Et un livre qui me fait renaître, à l’imagination sans limites et pourtant bien réelles au-delà d’une traduction en français qui me paraît quelques fois légères.

A un moment, je me suis senti pris dans ce courant si fort des illustrateurs japonais, écrits itou, pour nous emmener au-delà. Des chevaliers du Zodiaque, à Dragon Ball en passant par un collège fou fou fou, ce livre écrit en 1987 m’a parlé entre ses lignes à un autre age, le mien, et j’en tremble un peu. Une crise de l’identité qui ne se trouve, qui ne se cherche, qui continue de marcher. Point. Les joies sont juste au tournant et je dois aimer me faire mal. Les yeux qui pleurent, mon cerveau qui a la diarrhée du silence.

Bref, je passe sur ce que j’en ai ressenti pour rassembler les bons mots d’un livre qui reste fermement ancré en moi, au fur des mesures que le temps m’emprunte.

Haruki Murakami – La ballade de l’impossible – Editions 10/18

Page 89
-Exactement. C’est un jeu. Je n’ai pratiquement aucun désir de puissance ou d ‘argent. C’est vrai. Je suis peut-être un garçon insignifiant et égoïste, mais ça, je ne l’ai pas. Je suis un être sans égo, ni désirs. J’ai seulement la curiosité.

Page 123
J’ai toujours eu soif d’affection. J’aurais aimé une fois dans ma vie recevoir de l’amour à satiété. Au point d’en être écœurée et d’en refuser davantage.

Page 137
La beauté et le bonheur sont pour moi des mots tellement ennuyeux et compliqués que j’ai fini par me raccrocher à d’autres critères. L’honnêteté, la franchise, ou l’universel, par exemple.

Page 138
C’est bien de pouvoir écrire une lettre à quelqu’un. C’est vraiment épatant d’avoir envie de dire ce que l’on pense à quelqu’un, de s’asseoir à son bureau, de prendre la plume et de pouvoir écrire ainsi.

Page 159
-          Et que se passe-t’il quand on s’ouvre ?
(…)
-          On guérit !


Page 175
(..) N’est-ce pas ton ami Scott Fitzgerald qui a écrit qu’il ne fallait pas croire les gens qui se disaient ordinaires ?

Page 279
-Est-ce que tu sais si l’attitude des fonctionnaires des impôts changerait au cas où il y aurait une révolution ?

Page 295
Il y a pleins de personnes placés dans certaines situations  et qui ont leurs raisons et leurs opinions, et chacun à sa manière, est à la recherche du bonheur et de la justice. Et, à cause de cela, tout le monde se retrouve dans l’impasse. Cela se comprend, n’est-ce pas ? Parce que en principe personne ne peut faire valoir sa propre justice ni son propre bonheur, alors cela conduit à un chaos indescriptible.

Page 313
Une société injuste est aussi, à l’inverse, une société où on peut aller jusqu’au bout de ses possibilités.

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