F… Ce livre est magnifique. F… il m’a mis la tête en l’air
littéralement. Jumping from disappointment to disappointment, et encore trouver
de quoi rebondir. Un livre très intimiste, c’est comme cela que je l’ai
drôlement ressenti. Comme un goût du temps des ballades qui passent ,
comme un après-goût qui reste bien là.
Comme d’habitude depuis peu, à la lecture de Murakami, mon
troisième, des choses qui se recoupent et je ne savais pas où il allait
m’emmener cette fois. Au-delà de moi, dans l’intérieur. Et un livre qui me fait
renaître, à l’imagination sans limites et pourtant bien réelles au-delà d’une
traduction en français qui me paraît quelques fois légères.
A un moment, je me suis senti pris dans ce courant si fort
des illustrateurs japonais, écrits itou, pour nous emmener au-delà. Des
chevaliers du Zodiaque, à Dragon Ball en passant par un collège fou fou fou, ce
livre écrit en 1987 m’a parlé entre ses lignes à un autre age, le mien, et j’en
tremble un peu. Une crise de l’identité qui ne se trouve, qui ne se cherche,
qui continue de marcher. Point. Les joies sont juste au tournant et je dois
aimer me faire mal. Les yeux qui pleurent, mon cerveau qui a la diarrhée du
silence.
Bref, je passe sur ce que j’en ai ressenti pour rassembler
les bons mots d’un livre qui reste fermement ancré en moi, au fur des mesures
que le temps m’emprunte.
Haruki Murakami – La ballade de l’impossible – Editions
10/18
Page 89
-Exactement. C’est un jeu. Je n’ai pratiquement aucun désir de
puissance ou d ‘argent. C’est vrai. Je suis peut-être un garçon insignifiant et
égoïste, mais ça, je ne l’ai pas. Je suis un être sans égo, ni désirs. J’ai
seulement la curiosité.
Page 123
J’ai toujours eu soif d’affection. J’aurais aimé une fois
dans ma vie recevoir de l’amour à satiété. Au point d’en être écœurée et d’en
refuser davantage.
Page 137
La beauté et le bonheur sont pour moi des mots tellement
ennuyeux et compliqués que j’ai fini par me raccrocher à d’autres critères.
L’honnêteté, la franchise, ou l’universel, par exemple.
Page 138
C’est bien de pouvoir écrire une lettre à quelqu’un. C’est
vraiment épatant d’avoir envie de dire ce que l’on pense à quelqu’un, de
s’asseoir à son bureau, de prendre la plume et de pouvoir écrire ainsi.
Page 159
-
Et que se passe-t’il quand on s’ouvre ?
(…)
-
On guérit !
Page 175
(..) N’est-ce pas ton ami Scott Fitzgerald qui a écrit qu’il
ne fallait pas croire les gens qui se disaient ordinaires ?
Page 279
-Est-ce que tu sais si l’attitude des fonctionnaires des
impôts changerait au cas où il y aurait une révolution ?
Page 295
Il y a pleins de personnes placés dans certaines
situations et qui ont leurs raisons et
leurs opinions, et chacun à sa manière, est à la recherche du bonheur et de la
justice. Et, à cause de cela, tout le monde se retrouve dans l’impasse. Cela se
comprend, n’est-ce pas ? Parce que en principe personne ne peut faire
valoir sa propre justice ni son propre bonheur, alors cela conduit à un chaos
indescriptible.
Page 313
Une société injuste est aussi, à l’inverse, une société où
on peut aller jusqu’au bout de ses possibilités.
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