Monday, 3 December 2012

La femme du futur


La femme du futur et autres contes paradoxaux - François Coupry

Il y a quelques semaines, sur babelio, je m’enregistre pour critiquer un nouveau livre. Vendredi dernier, je le reçois. Et donc, selon moi, réactions à chaud :


La femme du futur, 4/5
Eloge de l’insolite, de l’imprévisible et de l’insécurité, 1/5
Jour de chance: 2/5
Nos amis les microbes: 3/5
Ventre bleu: 1/5

si je devais juste noter sans dire plus :) (donc commentaires ci-dessous)

Je zappe direct à ma conclusion : Bref, au moins, je comprends la nécessité pour moi d’arrêter d’écrire de l’absurde. Arrêter pour tout simplement arrêter. Qui se ressemble se dissocie. J’aime critiquer les livres de façon constructives, et là avec ce livre, je lutte, je ne suis pas là pour détruire les œuvres d’autres qui trouveront grâce sous d’autres cieux. Enfin, « la femme du futur » m’a montré un point de vue intéressant, une histoire sympathique d’un auteur qui sait où il va.

Ce livre rassemble un incipit étrange et quatre nouvelles. Je vais commencer par la dernière, qui a donné son titre à cet ouvrage, et parce que, j’y reviendrai, c’est à mon sens la perle de ce livre.

"La femme du futur"

Bon, enfin j’arrive à la femme de la couverture. Mon esprit est formaté par les phrases des nouvelles précédentes je dois dire maintenant.

Dans une société de l’apparence, donnant plus de voies au paraître qu’à l’être, Anna Wooh entre dans un monde où elle a choisi les bonnes cases. Joie de la réincarnation de certaines croyances religieuses. Dans cette société, on est emmené dans une montgolfière dont les amarres sont détachées. Ces attaches matérielles qui retient beaucoup de nos jours.

A certains égards, j’ai pensé à quelques parallèles avec le livre de Mme Catherine Clément : le voyage de Théo. Mais là plus au temps présent, mais dans un futur où tout a été découvert, où le progrès n’a plus de raisons d’exister, car il ne tend vers aucun autre but que le rien, que le est-ce bien nécessaire.

Des lignes délicates nous font ainsi vivre la vie d’Anna Wooh. L’auteur prend le raccourci des réincarnations, je passerai donc sur ma critique fondé sur l'inné et l’acquis de notre intelligence, de l’instructrion possible. Anna découvre ce monde, et s’aperçoit qu’elle a tout pour elle, que les gens autour ont tous pour eux, et que l’ennui guette. Donc sa conscience se réveille à redécouvrir ces réalités avant que d’autres rebondissements n’arrivent mais je vous laisse les découvrir.

Bref, une société des apparences où la vie n’est que fiction peut-être. Une idée sympa et bien travaillée, même si, je ne suis pas fan des philosophes français, j’ai trouvé de ci, de là trop de liens à l’histoire des perspectives françaises, trop cartésien, pour tout dire, mais ce n’est que mon avis.

Maintenant, les autres lignes de ce patchwork en couleurs :
Dans ce concours « masse critique », j’ai sélectionné ce livre comme on est attiré par les produits en tête de gondole, et ce message d’une bonne lecture qu’il promettait. Maudit marketing, encore une fois, je suis ta victime. Enfin, juste le coût du temps à lire les trois premières nouvelles datant si je me rappelle bien de 1982, de 1989 et de 1978.

"Eloge de l’insolite, de l’imprévisible et de l’insécurité"

Un rapide incipit en guise d’introduction aux paradoxes, que je qualifierai plutôt  d’introduction à l’absurde par l’absurde, du côté positif comme du côté négatif. Rebondissant sur des notions assez opposées, assez similaires, de l’histoire, aux sciences, à la sociologie, aux perspectives, aussi rapidement que l’on descend une piste de ski. Bref, de l’absurde, par l’absurde. Pourquoi? par la multitude des perspectives prises, des hommes, aux strates, aux puces, à la finance, aux sciences, tout çá très rapidement. Cela reste une introduction, soit. Au moins, je m’attends à tout.

"Jour de chance"

Je ne sais pas ce que j’en pense car les phrases virevoltent dans ma tête au son des « je, je, je » individualiste qui font passer l’histoire à côté du coche, donc un contexte difficile à prendre en compte. Bref je le prends comme un compte à l’éloge extrême du politiquement correct, dans un monde individualiste et sans contexte, et sans contact.

Au son des perspectives, sans aucunes autres, des « je, je, je », par exemple, cette phrase page 40. « cependant, j’ai beau argumenter, elle ne veut pas de moi à la crèche. J’aurais été heureux à la crèche ; on m’aurait aimé, peut-être soigné. Elle refuse très poliment, très gentiment, toujours sans rire, sans crier ni au fou ni au loup. Je ne sais pas pourquoi elle refuse.
Je m’en vais, triste, je reprends l’autobus, vers la ville. »

"Nos amis les microbes"

Je me rappelle d’un dessin animé, je crois que cela s’appelait « l’histoire de la vie » avec un grand barbu. Je ne sais pas si en 1989, cette idée avait déjà été travaillé, je pense que si. Bref, intéressé au début par un flot de lignes qui m’entrainent, au bout de quatre-vingts pages, ces histoires me semblent s’allonger, et mes yeux commencent à lire en diagonale chaque paragraphe.  Je ne rate pas d’intéressants rebondissements, surtout des différentes perspectives. Bref un bon moment, sans plus.

"Ventre Bleu"

Alors bon, déjà j’aimerais parler avec la personne qui a écrit cela en quatrième de couverture :
« Le livre de François Coupry respire d’un rire nietzschéen, saccadé, rejoignant le non-sens parfait » Jérôme Garcin Les nouvelles littéraires.

C’est de loin la nouvelle que j’ai eu le plus de mal à lire. On ne doit pas avoir les mêmes perceptions du génie Nietzschéen. Pour le coup, un de mes philosophes favoris. Et je pense que si de loin, une des quatre nouvelles devaient se rapprocher plus de l'essence en Friedrich, cela serait la dernière « la femme du futur ». Parce que « respire d’un rire nietzschéen » sincèrement ? j’ai, et c’est seulement mon avis, trouvé cela lourd, une suite de maladresses dans la lignée de la première nouvelle. Du Philippe Delerm en plus long à la rythmique énervante du je je je.

Selon moi, grand grabataire de la remise en question,  pas Nietzsche, peut-être Malraux à ses heures les plus torturées. Bon après il est sûr que du haut de mes trente ans et quelques expériences aux encornures , j’ai un point de vue très subjectif sur cette vie possiblement « rêvée » en clinique. Le tout me chagrine, plus qu’il ne me torture. Et pourtant, j’ai navigué à vue à travers ces pages illisibles, un seul paragraphe de la page 253 à la page 262. Trop torturé pour que cela ne soit pas voulu, et sincèrement, j’ai peu apprécié.


Entre ces lignes, je songe à quelques unes des miennes en tant qu’auteur, les 7 nouvelles de mon premier recueil en 2010, enfin plus sommaire et incisif dans mon cas, à me limiter aux 30 pages. Mais toujours ce subjectif qui détruit l’objectif dans du grand n’importe quoi. j'ai donné, et je porte donc un regard un peu trop acerbe sur le tout. désolé.

Après, j’ai été fan de romans, de contes, de science-fiction, apprécie donc d’autres références plus solides. P.K. Dick, D. Simmons, F. Herbert, G.G. Marquez, entre autres. Ce que j’en ai compris : Une fiction a besoin de ce que l’on appelle en anglais d’"anchoring", de pouvoir ancrer les yeux du lecteur dans un cadre, dans un contexte. Là, les trois premières nouvelles jettent une bouteille dans une mer si immense que.

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Saturday, 1 December 2012

La BD fait sa révolution numérique (ou pas) - Rue89

See on Scoop.it - Contemporary fiction
J'aurais dû mettre un copyright sur le (ou pas) dans le titre, je serais riche en France.

"La presse papier, la musique, le livre, rien n'échappe à la « révolution numérique »... à l'exception de la bande dessinée, qui résiste jusque-là."

See on www.rue89.com
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The sound of music: le chateau de cartes


The sound of music, 'cause I love the straight sound of the wind, no music covering it, how smooth, ma petite madeleine. and the cards castle, because, well, watch from 1 min.30

"Core episode 2. Fred Fugen attaque le petit Ferrand et le chateau de Carte. Deux sauts de base-jump en wingsuit S-fl. La Core est une wingsuit avec parachute..."

See on www.youtube.com
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Friday, 30 November 2012

Monday, 19 November 2012

keep banging walls


One of my favorite song from Asian Dub Foundation, amongst many others, and for personnal reasons as well, obviously :) . Well, there is a milky way to bang them, still a basic spirit of adventure, no?

World could be simpler if interested in what's behind, a stubborn generality, I do understand, still something making me jump here and there. Just from time to time taking another perspective, always liking that.

A song directly related to my latest photo-contest, which, to the light of this song and now, I would rename "looking further". Some interesting other pictures in the contest, well few very artificial I would dare to say, reason why I just chose to put on Sepia mode, not even working further the contrast. Because what's is natural is simply beautiful.

Votes are closing end of the week, so won't bother you, won't even see who is voting for it...





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Sunday, 18 November 2012

Féérie générale

Féerie générale
Emmanuelle Pireyre

Pour le coup, je me suis dit, tiens il faut que tu parles de ta photo pour que les gens votent s'ils veulent bien prendre le temps. Elle s'appelle entre les lignes et à la lecture de ce livre, j'ai eu la bande son de ces espaces entre les lignes.

Bref, mon humble avis qui n'est que mon avis à chaud et des quelques passages qui me trottent en tête, au pas, au pas:

Un compendium divers, très divers des faits du même nom. Ce qui me chagrine surtout dans ce livre, c’est surtout le manque d’une ligne éditoriale. Je comprends jouer à saute-moutons sur divers sujets, partir dans des billets, varier les champs lexicaux, mais à la fin, j’ai la même sensation que Septembre quand je mettais le point final à la première esquisse de mon premier roman : Pas fini. Une impression de pas fini dans ce livre, ou de ne pas savoir par où commencer, ça ressemble à une esquisse, des traits d’un dessinateur qui peut amener bien plus, ce livre a fait fonctionner mon cerveau à fond les ballons, tout cela pour que un à un chacun de ces ballons se vident de son hélium. Si bien que les dix dernières pages, je les ai lu dans les diagonales du bon sens.

J’ai bien apprécié les notes sur les collections de baisers qui ont une belle place ici, et qui méritent encore plus. Une pensée que je retiens : Aujoud’hui, pour se vendre, pour se reconnaitre, chacun construit son histoire. Mais sans pénétrer dans l’esprit et l’imagination de l’auteure, là, je ne vois pas d’histoire dans ce récit qui en appelle une.

 Voilà donc une surprise, un 5 pour le principe sous-jacent. Ça me rappelle des œuvres, bon je ne me rappelle plus de celui bien connu, mais bon les oeuvres de Ryan Mc Ginness, des symboles de différentes couleurs, et tailles donnant ainsi une image finale, bref là sur un fond léger et digestif si on sait digérer une nouvelle manière d’écrire, d’ailleurs se concentrant plus sur les effets que les causes, mais ce n’est pas le sujet,

un 3 sur la forme, j’avoue que je regarde avec sarcasme ce que M. Jacques Toubon voulait faire à l’époque, là j’entre des fois dans son cauchemar, avec des team, des strange, des topics,  qui se perdent en plein milieu de phrases qui pourtant coulent heureusement. Je trouve cela dommage. Mais c’est juste mon avis.



Page 42 Editions  de l’Olivier
Nous refusons d’avoir à nous battre ; nous refusons de nous battre premièrement par pur idéalisme (…) ; et nous refusons de nous battre aussi par pure flemme 

Page 63
J’ai noté quelques subtilités récentes de la technologie pour nous rendre dépendants, augmenter indéfiniment les surfaces d’échanges. (…) Et en face, j’ai noté comment notre sauvagerie entre dans les vêtements qu’on lui a fabriqués, (…) comment s’y prend notre sauvagerie (…) quand la dose d’interpénétration géopolitique devient démesurément encombrante.

Page 105
Son sujet n’était pas Héroïsme en général, mais Héroïsme contemporain, grosse différence. (…) Il n’y avait pas d’archives, il fallait inventer. 95% des écrits sur l’héroïsme s’arrêtent à la seconde guerre mondiale.

Page 109
Nous vivons dans le musée de l’Homme. Tout est là devant nous (…) mais ces objets demeurent lointains et inaccessibles derrière leur vitre.

Page 160
Terminons les idées, crie William Farrell(…) A partir de maintenant, on prend du bon temps, on va raconter des histoires.

Page 177
Il fallût attendre le  16e siècle pour que la note si soit ajoutée à la gamme de do.

Page 179
Lisant tous ces noms disparates et énigmatiques, on croit voir une série de boites en métal sur une étagère. (…) On a envie d’ouvrir les boîtes et d’en découvrir le contenu ; mais le mieux est de ne pas le faire.

Page 202
Nous vivons au second degré.

Page 209
Le mari du futur est un mari qui, ostréicole, croise les obstacles et les transforme en perles nacrées au fur à mesure.

Page 212
On nota de ici et là, la présence  de milliers de gens extraordinaires comme Arthur Rimbaud ou Georges Brassens, capables de vivre en résistant aux chocs, de remettre les compteurs à zéro sans faire tout un foin.

Page 216
Ainsi donc, été, hiver, la montagne ne se laisse pas impressionner par les éléments variables.

Page 247
Attention (…). Le rationnel n’est pas le raisonnable ; plus tu fonces en avant avec ta rationalité mathématique, plus la raison morale aura du taf en back office pour opérer le contrôle et vérifier que tout est bien conforme.


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Thursday, 15 November 2012

Just play it

Play puzzled, a photo in a puzzle gives insights on the content. Tell me if you like.

Play here.

Success? Bravo! you can vote for this image for the Oris contest.

Thanks.
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