Sunday, 4 July 2010

>Onirisme, mon premier écrit

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Mon premier écrit, les premiers écrits ne mentent pas il semblerait. Tant mieux. ou pas... :)

ONIRISME


  
Le décor est planté. Au beau milieu d’une forêt, ils vadrouillent en groupe sans idée de l’avant, de l’arrière, de l’entrée, de la sortie. Les nuages aveuglent le soleil, le vent souffle par intermittences dans diverses directions.
À sa montre, il est 11h, aucun n’est équipé de boussole. Dans ces conditions, une étude a conclu que 100% des personnes se dirigeraient quelque part pour se définir dans le mouvement, sans même avoir idée  d’où cela mène, 25% à la droite, 25% à gauche, 25% devant, 25% derrière.
Ensuite, selon la même étude, 63% des personnes se rappellerait l’histoire du Petit Poucet et indiquerait par un quelconque moyen le chemin par lequel ils sont passés. Une étude, toujours la même, à croire que tout se calcule, tout se jauge, estime justement à 33% le pourcentage du groupe dans une bonne condition physique, apte à marcher à 8km/h.
Voilà le contexte, rien, aucune aide. Juste de chaque part de l’endroit de rassemblement, des ornières inégalement réparties ne donnent aucune indication précise du lieu. La solution choisie est choisie par défaut par les meneurs désignés, Xavier et Jean-Marc. La solution réside dans le travail de groupe, se séparer en équipes de 2, 3 personnes, et eux deux, meneurs sans décision à prendre, restant au milieu, point fixe de rappel.
Au milieu de la clairière se trouve un grand arbre. Ils se sont retrouvés meneurs de multiples raisons  naturelles : minimisation des efforts, aucune déception de subie par de possibles erreurs, par le dévoilement de faux semblants sur le chemin, et les autres leur font totalement confiance quant à leur immobilisme. La mission qui leur a été assignée les motivent assez pour que, sans questions, ils la mènent jusqu’au bout. 10 minutes passées, les autres sont maintenant partis, Jean-Marc et Xavier s’assoient.
30 minutes écoulées, ils regardent aux alentours et observent le ciel dans chaque détail, Xavier sent sa pensée voler dans les sens que seul cet endroit pouvait lui offrir, aucune pression, juste attendre.
Jean-marc, lui, saisit un papier et commence à écrire un poème. L’inspiration ne vient pas, il déconnecte les pensées de son cerveau, et attend la suite avec confiance.
Sa réflexion l’emmène dans un domaine déjà réfléchi. La vie est une ligne droite. Chaque équipe est partie en ligne droite. Mais voilà, les imprévus, Coriolis, les sens intérieurs, et le déroulement de la vie, de la marche, contiennent leur dose d’imprévu.
 Au bout d’une heure, l’une des personnes partie dans l’un des groupes à gauche commence à se demander comment revenir, heureusement Ariane dans son réflexe de Petit Poucet a indiqué le chemin sur les arbres, les feuillages, les pierres et un autre l’a inscrit dans sa mémoire.
4 heures de marches après, tous les sujets de discussion dans les différents ont été utilisés, les téléphones portables ne captent pas, ils sentent tous la nervosité sur le point d’éclore à fleur de leur peau.
Ils décident donc de revenir à la base comme les trois autres groupes, ils retrouvent Xavier et Jean-Marc ensommeillés. Et là, les gens commencent à comparer leur rapport.
Ceux de gauche ont ressenti que la zone forestière devenait de plus en plus dense, à droite la clairière s’ouvrait de plus en plus, mais aboutissait au bout de leur marche à des murs de grande hauteur. 
À droite, un espace réglé, réglementé, tabulé, subjectif où l on voit se dessiner une continuité intemporelle entre le paysage de derrière et l’avant. Sur ce chemin, une sculpture prend place dans un endroit ni chaud ni froid, ne dégage aucune saveur, aucune chaleur, aucun sentiment.
De droite, de gauche, la créativité et l imagination ont réglé un paysage soumis aux règles basiques de la physique. Que ce soit plus du sauvage naturel, comme à gauche, où les bourgeons  en fleur font éclater de leur beauté leur pauvre pupille maintenant dilatée.
Derrière, on retombait dans les trappes du passé. Des feuilles mortes engluées dans la boue, des déchets, des traces de pas, dans toutes les directions, et au bout un campement déserté et un feu de bois, un petit poêle qui réchauffaient l’air glacé environnant. Trace d’humanité qui est passée par là, mais qui est partie par où ?
Quant au devant. Il ne donne qu’une impression de clarté, une promesse d’un avenir inscrit dans ce chemin pavé. Rien de plus, rien de moins, juste un chemin, une banalité toute balisée.

Des heures de discussion retournent les pensées vers le point initial, une métaphore de maisonnée, coin reclus de la mémoire, le seul que l’on connaisse, que l’on ait appris, que l’on ait dompté.
Une petite pause et un des groupes reprend sa marche vers l’avant, vers le nord, cette lumière qui colore les hautes terres ensoleillées au loin.
Eux deux, ils sont toujours au milieu, à mesurer, à graduer. Ils définissent l’échelle de l espace temps par les mesures des différents témoignages de ses compagnons.
Perdus, désorientés, au milieu de tout, à 2 heures de rien, voire plus qui sait ? Ils sont toujours à la même place, profitent complaisant du monde et du vide qui les entourent, loi de toutes questions, toutes réflexions. La fatigue les prend enfin pour compagne. La brise se met délicatement à souffler le long du corps, Xavier sommeille, son oreille réagit, les yeux restent endoloris, tout endormis.
Une clarté aveuglante ramène tout le groupe à la vie. Il n’est plus possible de distinguer l environnement, à gauche, à droite, devant, derrière. Qu’importe lorsque l’on reste à sa place.
Ils se réveillent, sans souvenir aucun, totalement ignorant du vagabondage de ses pensées. 

Tuesday, 25 May 2010

Rencontres

Rencontres du 10eme type
Fixe - purée j en ai marre, je m ennuie, je m ennuie.

Portable - bah fais comme moi, mets toi à vibrer, ils appellent ca la tectonique.

Fixe - non juste le combine pourrait bouger et bouger ma tête, ca me donne le tournis et mets tout mes numéros sans dessus dessous.

bip bip

Portable - tiens un SMS

Fixe - Qu’est qu’il dit, je ne connais pas ses zobs la...

Portable - rien de bien important, faut aller chercher du pain pour ce soir

Fixe - Dring Dring Dring

Portable - Bah vas y décroche!

Fixe - Dring, je ne peux pas, dring, je ne suis pas comme toi, dring, je n ai pas de répondeur.

Portable - Ah bah on va me contacter bientôt.

Fixe - oui je pense

Portable - balabalabilababam tchikitaboumboum

Fixe - ah bah voila

Portable - et oui de la stéréo et puis t as vu elle est mignonne, y a sa photo qui s affiche.

Fixe - t en as de ses trucs!

Portable - bah toi tu contactes l'étranger

Fixe - c est vrai, c est vrai, mais je n ai pas la mémoire des numéros qui arrivent, juste des baragouinements sonores.

Portable - oui mon répertoire est bien plein, d ailleurs j ai ton numéro perso

Fixe - Ah non, ne me fais pas parler a mon insu!

Portable - bon j ai deux trois autres jeux en boite si ca te dit.

Fixe - oh tu sais moi, je suis bien la, pas besoin de me changer les idées, juste chercher à rester propre sur soi.

Portable - moi non au fond des poches, ca ne dépend pas de moi, regarde l état dans lequel je suis... toutes ces égratignures.

Fixe - mais tu as un bel écran couleur et une camera au cul

Portable - c'est vrai, je ne peux jamais me prendre en photo.

Fixe - moi je ne peux censurer aucun numéro, que le mien.
Portable – oui mais la je le sens, ma mémoire s’évapore
Fixe- Quoi, qu’est qui se passe
Portable – bah tu sais comment on nous traite, poches arrière, tomber de haut, rebond et autres
Fixe – et
Portable – La batterie a lâché, enfin je ne sais pas l’écran est tout blanc
Fixe – Ah bah ca vaut le coup d’avoir tout le tralala, camera musique et chœurs…
Portable – Merci de ta compassion
Fixe – et t’as les numéros ?
Henri rentre chez lui, récupère le portable mis sur chargeur le matin. Il tente de le rallumer, écran blanc, décor dans le décor.

NDLR : oui je dois dire que je suis devenu dépendant à des petites choses, un portable qui s’en va, il etait pas grand, pas le plus beau, un peu, les numéros des 5 dernières années qui s’évaporent. Plouf. Vraiment devenu dépendant le petit, oui ca fait maintenant deux semaines et je suis retombe sur ce texte que j'ai donc finalise, non je ne suis pas prévoyant pas de back-up, un peu de mal à faire mon au revoir. M’enfin, quelle dépendance, ca signifie la fin de ce bref petit dialogue. Vais recompter jusqu'à 2000 tiens.

Friday, 14 May 2010

The Break Up


Please watch the video before reading below
This ad from Microsoft is more explanatory than any words. FMC branded Goods are relyinh heavily on advertising. To be fair, against the battle to private labels, it is one of the way to keep differentiation. All powers (distribution, price, strategic place, offerings, closeness) are now in hands of super hyper mega market. Looking further, you may not agree, I might not be right in what I do foresee, these centers of distribution will keep going under their hyperconcentration process.
Still, we said that for many years concerning the automotive industry, power being mainly in the hand of car manufacturer. It happened for GM in the 80s with the entry of Toyota, it might happen again now with the soon to come entry of general fully developed green cars giving a way for possible new entrants. So it is not a frozen process. The likes of Carrefour, Lidl, Aldi, Tesco, El Corte Ingles are already delivering so this distribution leverage might shift again on the ones supplying he goods.
It is where the FMC Branded Goods like the ones from Procter & Gamble, Johnson & Johnson, L’Oreal, Philips, Gillette or Wilkinson might want to continue ensuring delivering directly to customers bypassing retailers. Supermarkets are doing it, and nowadays, in a lean leading life, everybody would like to minimize the waste of time in every day. Away from food, for non perishable product in the time being, that might be a solution of adding value to a product by the offerings of services aside, keeping the mind of the customers at peace, without trying to control forcefully his life, just giving him the best range of choice and comfort in this purchasing experience.
Now, coming back to the video above. Yes I do believe it is more explanatory than only the words in it. FMC branded goods have to differentiate themselves and use a lot of advertising. Now the customers might be like this woman getting frustrated, with no trust. In the case of one couple in an argument at a restaurant, pay attention to the waiter. He might always get more than you would expect. A waiter is here to give a services, to make your experience invaluable, to get the add-ons on a unique experience. And what is a waiter? Away from restaurant, he can wait, analyse, and ensure making the right move forward at the right time. He is at the front of the scene and he can help with his advices to get people more into their purchasing process. The waiter is a good listener, and acts at the right time. This might be true for these FMCG, Electronics, lights, DIY, clothes retailers
There are different leverage I can quickly think of at this stage if not already levered:
- Don t hammer and scare customer, accompany them further in the purchasing process
- Ease more his life reducing he 7 lean wastes of purchasing mode: Logistics, inventory, Time, over purchase and so on
- Enable a change in behavior by get him/her more active in the process
- Green and corporate responsibility promoting fair trade and a responsible supply chain
NDLR: This is written in the context of developed countries with stable and fully developed market as I am sure retail will keep finding way for an escape growth through emerging market.

Thursday, 11 March 2010

Gut Feelings

Know them, Ignore them, one statement once came out loud: 80% of them are realistically true. We can choose to be overwhelmed by the social inside around, the outside structure filtering them and possibly reducing them all, or you can choose to act, if not possible, to write them down, and come back to give thoughts on them.

Why? some are good, some are bad, the most true thing is that they deserve to be given more attention.
Why? because you don t know from where they are coming.
Why? because you haven t had time first to think about them.
Why? because they are some lights in any tunnel, being a lamp or the outside, at this stage you don t know.
Why? because they are ignoring the global mind frame put on thoughts, they might not even be spoken words, or written one.
Why? they are link to emotions, and emotions are the most common value shared with you all.
so finally Why? and why not? because you don t need to answer every why questions.

Not leaving them as a waste, deposit in our mind, sediments of some way of thinking. Hearing a music, you like it or not, you ve got the percussions coming, your mind in phase, you don t know why, you oddly enjoy it, nothing more, nothing less, not as less as not listening to them. A piece of paper, a voice recorder, that s the only thing it does require from our listening skills. 


After you ve got plenty of time to think about it, to plan it, to organise it, to weight the pros, the cons, to negotiate it, to share it, get some outsider insights. Think about it as deserved breaks Their true values are still there.

No, in fact, they are not there, they are here. Inspiration comes from a gut feeling, music is coming from guts feelings, best piece of writings starts from that. Finally these are making the best metaphor with freedom of thinking, see who you really are, what values you re supported by, it s giving insights on yourself, it s giving an unspoilt view on the outside world, most truly, most hidden ones. 


As the most common and shared value with anyone, it would anyway be too easy sliding over them.

Thursday, 4 March 2010

Chess & Mate

Chess and Mate

Tour Cavalier Fou Roi Reine Fou Cavalier Tour
Valet Valet Valet Valet Valet Valet Valet Valet

Tous en ligne, tous seul sur la ligne, jamais ils ne songeraient a se reunir, c'est trop exigu sur une seule case carree.

Donc il discutent, ils parlent, ils radotent, ils retournent le monde, continuent de le repenser, s'inspire a le reorganiser.

La carte du monde continue de s'imprimer, ils ont sorti leur crayon noir, leur crayon blanc. Le roi pense avoir tout les pouvoirs, ca l'immobilise, il ne peut que se mouvoir dans un espace restreint, un hypercube qui ne fait pas dans la 3D.

Sa reine, elle, a toute sa liberte, elle s'exprime, invite a danser, s'echappe. Les valets lui offrent neanmoins une garde rapprochee, ils suivent le couple royal de pres et ne peuvent ainsi que se mouvoir sur la liberte imprime par le roi.

Heureusement, le fou est la. pourquoi aller tout droit? autant prendre les diagonales, elles sont moins embouteillees, et vient le cavalier, a lui de sauter les haies 3 a 3, comme ca laisser le cheval suivre son inspiration, juste delicatement poser les renes de gauche, de droite, jamais au milieu.
Et enfin la tour, splendide tour, ces 2 tours d'ivoire ignorent le monde d en bas et meprisent ces limites.
Dans tout ca, ils se suivent, ils se melent, ils se melangent.

Ca reste de la 2D en plan fixe, invitez vous sur les escalators et tapis roulants.